Tensions montent à l’ONU alors que l’Iran fait face à des accusations de répression violente
NEW YORK – Les États-Unis et l’Iran se sont affrontés jeudi au Conseil de sécurité de l’ONU, alors que les tensions persistent suite à la répression sanglante des manifestations en Iran. L’ambassadeur américain auprès de l’ONU a renouvelé les menaces à l’encontre de la République islamique, malgré les efforts du président Donald Trump pour calmer le jeu.
Mike Waltz, l’ambassadeur américain, a déclaré que Trump était un homme d’action et que “toutes les options sont sur la table” pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de “massacre”. Ses remarques interviennent alors que les inquiétudes concernant une éventuelle riposte américaine à la mort de manifestants restent vives.
Selon les militants, au moins 2 637 personnes ont été tuées lors des manifestations nationales qui ont secoué l’Iran le mois dernier. Les protestations, initialement déclenchées par la situation économique difficile du pays et la chute de sa monnaie, se sont rapidement transformées en un défi plus large au régime théocratique.
La réunion d’urgence du Conseil de sécurité a été demandée par les États-Unis, qui ont invité deux dissidents iraniens, Masih Alinejad et Ahmad Batebi, à témoigner. Alinejad a raconté au Conseil de sécurité qu’elle avait été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat, affirmant avoir vu son agresseur potentiel devant sa maison à Brooklyn. Batebi, quant à lui, a décrit les sévères tortures qu’il avait subies en prison, montrant ses cicatrices aux membres du Conseil.
“Si vous ne me croyez pas, je peux vous montrer mon corps maintenant”, a-t-il déclaré.
Ces témoignages poignants ont mis en lumière la brutalité de la répression et ont incité les dissidents à appeler à une plus grande responsabilisation de l’Iran en matière de violations des droits de l’homme. Batebi a même imploré Trump de ne pas abandonner le peuple iranien, soulignant le rôle encourageant que le président avait joué en appelant à la contestation.
En parallèle, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a eu un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour la première fois depuis le début des manifestations. Araghchi a exhorté Guterres à condamner les “interventions illégales” des États-Unis en Iran, selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim.
Les États-Unis ont également annoncé de nouvelles sanctions contre des responsables iraniens accusés de réprimer les manifestations. Le Groupe des Sept et l’Union européenne envisagent également de nouvelles sanctions pour faire pression sur le gouvernement iranien.
La situation en Iran suscite une inquiétude croissante au niveau international. Les manifestations, bien qu’en baisse, ont mis en évidence le mécontentement profond au sein de la population iranienne et la fragilité du régime. La communauté internationale est confrontée à un dilemme : comment soutenir le peuple iranien tout en évitant une escalade des tensions dans une région déjà instable.
Intégration d’une vidéo pertinente de Global News sur la situation en Iran :
La répression des manifestations en Iran a également eu des conséquences tragiques pour les citoyens étrangers. Global News a rapporté la mort d’un citoyen canadien en Iran, ajoutant une dimension supplémentaire à la crise.
Lien vers l’article de Global News sur la mort du citoyen canadien :
La situation reste volatile et l’issue incertaine. La communauté internationale observe attentivement l’évolution de la situation, espérant une résolution pacifique qui respecte les droits de l’homme et la souveraineté de l’Iran.
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