Inégalités criantes : La survie néonatale en Angleterre et au Pays de Galles marquée par les disparités socio-économiques et ethniques
Liverpool, Royaume-Uni – Une nouvelle étude alarmante publiée dans The Lancet Child & adolescent Health révèle des inégalités persistantes et significatives dans la survie des nouveau-nés en Angleterre et au Pays de Galles. L’analyze, menée par des chercheurs de l’Université de Liverpool, démontre que les disparités socio-économiques et ethniques influencent de manière indépendante les chances de survie des bébés en unités néonatales.
L’étude, basée sur une cohorte rétrospective de données couvrant la période 2012-2022, souligne que les facteurs liés à la mère et à la naissance n’expliquent qu’une partie des inégalités observées. Plus de la moitié des disparités socio-économiques et ethniques persistent, suggérant que des facteurs plus larges, enracinés dans les injustices sociales, jouent un rôle crucial.
“Notre analyse montre que les inégalités socio-économiques et ethniques façonnent indépendamment la survie dans les unités néonatales,” explique Samira saberian, doctorante et principale auteure de l’étude. “Il est impératif de donner aux bébés les plus vulnérables une meilleure chance de survie.”
Le professeur David Taylor-Robinson, de l’Institut de santé des populations, souligne l’urgence de la situation : “Même en 2025, trop d’enfants sont confrontés à des défis importants dès la naissance, et pour certains, avant même leur naissance. Les préjugés et les injustices dans la société se reflètent dans les milieux cliniques, affectant de manière disproportionnée les femmes et les bébés.”
Un problème de santé publique persistant
Ces résultats confirment des tendances observées depuis des décennies : les bébés issus de milieux défavorisés et de certaines communautés ethniques ont un risque plus élevé de mortalité néonatale. Les causes de ces disparités sont multiples et complexes, incluant l’accès limité aux soins de santé de qualité, des conditions de vie précaires, le stress chronique lié à la pauvreté et la discrimination systémique.
Implications et perspectives d’avenir
Cette recherche met en évidence la nécessité d’une approche globale pour réduire les inégalités en matière de santé infantile. Les chercheurs appellent à des politiques publiques ciblées visant à améliorer les conditions de vie des familles vulnérables, à renforcer l’accès aux soins de santé pré et postnatals, et à lutter contre les discriminations dans le système de santé.
L’étude a été financée par le Hugh Greenwood Legacy Fund, l’Université de Liverpool et le National Institute for Health and Care Research (NIHR). Elle rappelle que la santé infantile reste un indicateur crucial du bien-être d’une société et qu’il est impératif de s’attaquer aux inégalités qui compromettent la survie des nouveau-nés.
