Home Sciences et technologiesРазкриха самоличността на руски войници, организирали „сафари с дронове” срещу цивилни в Херсонска област

Разкриха самоличността на руски войници, организирали „сафари с дронове” срещу цивилни в Херсонска област

by Louis Girard - Tech

Le contre-espionnage du Service de sécurité de l’Ukraine (SBU) a identifié dix militaires russes accusés d’avoir mené des attaques ciblées contre des civils à Kherson à l’aide de drones. Ces soldats, membres du 404e régiment de fusiliers motorisés, sont visés par des poursuites pour violation des lois et coutumes de la guerre, selon les autorités ukrainiennes.

Le mode opératoire du « safari avec drones »

L’enquête menée par les services de renseignement ukrainiens met en lumière une utilisation délibérée de drones de courte portée contre des résidents civils. Selon les informations relayées par Novini.bg, les opérateurs utilisaient les caméras embarquées des appareils pour identifier leurs cibles en temps réel. Ces attaques ne visaient pas des infrastructures militaires, mais spécifiquement des piétons, des véhicules civils et des zones résidentielles.

Le procureur général Ruslan Kravchenko a souligné la nature systématique de ces agressions dans la région. « Kherson est sous le feu quotidien des Russes. Des piétons dans une rue centrale, un homme promenant son chien, des sauveteurs sur les lieux d’une attaque — tous sont morts sous des tirs russes précis », a déclaré Kravchenko, cité par la même source. Les blessures infligées aux victimes, allant de brûlures graves à des traumatismes par explosion, témoignent de la violence de ces frappes dirigées contre la population locale.

Bilan humain et responsabilités identifiées

L’identification des dix suspects repose sur des preuves rassemblées par le contre-espionnage du SBU, confirmées par Novini247.com. Ces individus appartiennent au 404e régiment de fusiliers motorisés, une unité intégrée au groupement « Dniepr » des forces armées russes. Le SBU a précisé que ces unités opèrent depuis la rive gauche du fleuve Dniepr, utilisant la proximité géographique pour lancer des incursions aériennes répétées.

Depuis le début de l’invasion à grande échelle, le bilan humain dans la région de Kherson est lourd. Les données officielles font état de :

  • Plus de 300 civils tués par des attaques de drones, dont trois enfants.
  • Près de 3 000 blessés, incluant 47 mineurs.

La justice ukrainienne a d’ores et déjà engagé des poursuites par contumace contre ces militaires. Ces procédures visent à établir une responsabilité pénale individuelle pour des actes qualifiés de violations des règles de la guerre, une étape cruciale dans la documentation des crimes commis dans les zones occupées ou sous le feu constant des forces russes. La procédure par contumace permet d’avancer dans le processus judiciaire malgré l’impossibilité physique de détenir les suspects, tout en inscrivant ces noms dans les registres internationaux de recherche.

Implications juridiques et contexte opérationnel

L’analyse des faits montre une divergence dans la dénomination des suspects selon les sources, bien que les preuves matérielles convergent. Alors que les autorités ukrainiennes identifient précisément des membres de régiments russes, la qualification juridique de « militaires soviétiques » apparaît dans certaines dépêches, une terminologie qui semble refléter une confusion terminologique plutôt qu’une réalité opérationnelle actuelle. Le recours à des drones de petite taille, souvent des modèles civils modifiés pour transporter des charges explosives, marque une évolution dans la tactique de harcèlement urbain observée à Kherson. Contrairement aux missiles à longue portée, ces drones permettent une précision chirurgicale utilisée ici pour terroriser la population locale au quotidien.

La documentation de ces attaques par le SBU et le bureau du procureur général suggère une volonté de bâtir des dossiers robustes pour d’éventuelles futures juridictions internationales, telles que la Cour pénale internationale (CPI), qui enquête déjà sur les crimes de guerre en Ukraine. L’accumulation de preuves numériques, incluant les trajectoires de vol et les communications radio interceptées, constitue la base de ces dossiers. L’attention des enquêteurs se concentre sur la corrélation entre les ordres donnés par la chaîne de commandement du groupement « Dniepr » et l’exécution de ces frappes, cherchant à démontrer que ces actes ne sont pas des initiatives isolées de soldats sur le terrain, mais une stratégie coordonnée visant à dépeupler ou à déstabiliser les zones sous contrôle ukrainien.

Ce type de guerre asymétrique pose un défi majeur pour la défense civile ukrainienne, car les drones de faible altitude sont difficiles à détecter par les systèmes de défense aérienne conventionnels. La collecte systématique des restes de ces appareils permet aux experts ukrainiens d’identifier les composants électroniques, souvent importés, utilisés par l’industrie de guerre russe pour maintenir ce flux constant d’attaques.

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