Seulement 5,5 millions de dollars ont été récoltés par The Social Reckoning pour son premier week-end en Amérique du Nord, une somme qui positionne ce drame réalisé par Aaron Sorkin et centré sur les documents internes de Facebook loin des attentes des analystes et des performances de son prédécesseur de 2010.
Le film encaisse un démarrage décevant en salles
Attendu sur une fourchette estimée entre 7 millions et 8 millions de dollars par les analystes, le film The Social Reckoning n’a finalement engrangé que 5,5 millions de dollars en Amérique du Nord, se classant ainsi à la cinquième place du week-end selon les données du box-office.
À l’international, les résultats ne rattrapent pas la trajectoire : le long-métrage a collecté 3,5 millions de dollars supplémentaires à travers 29 marchés différents. Porté par un total mondial de 9 millions de dollars, dont 61,1 % proviennent du marché domestique selon Box Office Mojo, le projet n’a pas dépassé le seuil des attentes.
Ce faux départ s’accompagne d’une contre-performance similaire sur le plan international.
En Australie, le film s’est hissé à la huitième position du classement national, générant à peine 480 000 dollars de recettes entre le jeudi 8 octobre et le dimanche 11 octobre, d’après les observations du secteur.
Les coûts de production pèsent face au succès de son prédécesseur
Le film a coûté environ 30 millions de dollars et constitue une coproduction menée avec Alcon. Bien que cette enveloppe se révèle inférieure aux 40 millions investis dans son prédécesseur, elle représente tout de même une somme importante à amortir face à des recettes aussi faibles.

La comparaison avec le film The Social Network, sorti exactement 16 ans plus tôt, met en lumière l’écart de réception. En 2010, ce premier volet également écrit par Aaron Sorkin avait ouvert à 22 millions de dollars avant de cumuler 224 millions de dollars à travers le monde et de remporter quatre Oscars, dont celui du meilleur scénario. Face à ce prédécesseur prestigieux, la nouvelle production peine à trouver son public.
Les critiques et le choix du casting divisent les premiers spectateurs
Les critiques n’ont pas aidé la carrière de l’œuvre en salles. Le long-métrage écope d’une note de 55 % sur Rotten Tomatoes ainsi que d’un B- attribué par CinemaScore. Les analystes soulignent également que le public s’est révélé principalement composé d’hommes plus âgés, une frange de spectateurs qui revient traditionnellement plus lentement dans les salles obscures depuis la pandémie.
Le film met en scène l’ingénieure de données Frances Haugen, jouée par Mikey Madison, qui transmet des documents internes au journaliste du Wall Street Journal Jeff Horwitz, incarné par Jeremy Allen White. Jeremy Strong complète la distribution dans le rôle de Mark Zuckerberg. Du côté de la direction, David Fincher et l’acteur Jesse Eisenberg n’ont pas pris part au projet, poussant Sony à qualifier ce nouveau film de companion piece
plutôt que de véritable suite.
La concurrence féroce des films d’horreur éclipse les drames technologiques
Le film d’horreur Other Mommy, mettant en vedette Jessica Chastain, a dominé le week-end avec 27,5 millions de dollars de recettes aux États-Unis, surpassant nettement les estimations et illustrant l’appétit actuel des cinéphiles pour les productions horrifiques par rapport aux drames inspirés de faits technologiques récents.
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