Clarification sur la nature de la rencontre au Sénat

La présence de Zuleika Lopez, chef de cabinet de l’Office de la vice-présidence (OVP), dans les locaux du Sénat le jeudi 9 juillet 2026, a suscité des interrogations compte tenu du contexte politique tendu. Cependant, Renato Bantug Jr., secrétaire du Sénat, a rapidement clarifié la nature de cet échange, précisant qu’il n’avait aucun lien avec la procédure de destitution en cours contre la vice-présidente Sara Duterte.
Selon les informations rapportées par DZRH, M. Bantug a insisté sur le fait que la discussion portait exclusivement sur la logistique entourant l’accueil des invités du panel de la défense lors des futures audiences.
« Purement administratif, combien d’invités sont autorisés, combien de sièges peuvent être alloués par le Sénat aux invités de la défense ? J’ai dit que nous avions précédemment communiqué au panel de la défense qu’ils disposaient de 45 sièges. Nous avons donc simplement clarifié la procédure. » Renato Bantug Jr., secrétaire du Sénat, via DZRH
M. Bantug a réitéré que cet entretien relevait de ses responsabilités de secrétaire du Sénat et non de sa fonction de greffier de la cour de destitution. Il a affirmé que « rien concernant l’affaire n’a été discuté » et que cette rencontre était « purement une affaire de gestion interne, administrative ».
Modalités de la convocation judiciaire de Mme Lopez
Malgré le caractère administratif de cette visite, la situation juridique de Mme Lopez demeure au centre des préoccupations. La cour de destitution du Sénat a officiellement signifié une assignation à comparaître (subpoena ad testificandum) à la chef de cabinet de l’OVP. Comme l’indique DZRH, le document, signé par le sénateur Francis « Chiz » Escudero, exige sa présence les 13 et 14 juillet 2026 à 14 heures au siège du Sénat à Pasay City.
L’assignation souligne l’obligation pour Mme Lopez de témoigner de ses connaissances sur l’affaire portée par la Chambre des représentants contre la vice-présidente. Cette convocation fait suite à la demande du panel de poursuite, qui souhaite interroger Mme Lopez sur sa présence lors d’une conférence en ligne où Mme Duterte aurait proféré des menaces à l’encontre du président Ferdinand Marcos Jr., de la Première dame Liza Araneta-Marcos et de l’ancien président de la Chambre Martin Romualdez.
Réaction et distance observée par l’exécutif
De son côté, l’exécutif cherche à maintenir une distance vis-à-vis des débats judiciaires. La sous-secrétaire du Bureau des communications présidentielles (PCO), Claire Castro, a déclaré que le président Ferdinand Marcos Jr. ne suivrait pas les audiences en direct, préférant se concentrer sur ses fonctions officielles.
Comme le rapporte DZRH, le Palais a précisé que le chef de l’État recevrait des rapports réguliers sur l’évolution du dossier.
« Il n’est pas nécessaire que le président surveille. Il saura ce qui se passe à travers les nouvelles. » Claire Castro, sous-secrétaire du Bureau des communications présidentielles, via DZRH
Absence annoncée de la vice-présidente à l’ouverture
Alors que le procès s’ouvre, l’avocat Michael Poa a confirmé que la vice-présidente Sara Duterte ne serait pas présente lors de la première audience. Le gouvernement maintient que les responsables publics faisant face à des accusations doivent répondre par le biais des canaux légaux appropriés, soulignant qu’il serait préférable pour la vice-présidente de faire face directement au procès pour répondre aux allégations portées contre elle.
Find more reporting in our Nouvelles section.


