Mohamed Ramadan, star égyptienne du cinéma et de la scène, voit son tour américain annulé en pleine préparation — deux concerts phares, dont celui prévu ce samedi 30 mai au mythique Madison Square Garden à New York, ont disparu des sites de billetterie sans explication officielle. Une décision qui intrigue autant qu’elle interroge sur l’avenir de sa carrière internationale.
Un silence qui pèse plus que les projecteurs
À quelques heures du coup d’envoi de sa tournée américaine, Mohamed Ramadan se retrouve face à un vide médiatique aussi surprenant que le retrait de ses deux dates phares. Le premier concert, annoncé pour ce samedi 30 mai 2026 sur la scène Infosys du Madison Square Garden — temple new-yorkais où se sont produits les plus grands noms de la musique et du spectacle —, avait déjà suscité l’enthousiasme des fans et des médias. Le second, programmé pour le 6 juin au Dolby Theatre de Hollywood, devait clore une série de représentations ambitieuses. Pourtant, les deux événements ont été supprimés des plateformes de billetterie sans avertissement préalable, plongeant l’artiste et son équipe dans l’incompréhension.
Ni les organisateurs ni Mohamed Ramadan lui-même n’ont, à ce jour, fourni d’explication officielle. Les réseaux sociaux, eux, bruissent de spéculations : problèmes logistiques, désaccords contractuels, ou même raisons personnelles ? Une chose est sûre : l’absence de communication officialisée contraste avec le professionnalisme habituel d’un artiste dont la carrière, entre cinéma et scène, s’étend sur plus de deux décennies. Comme le rapporte عكاظ, le mystère persiste, alimentant une curiosité qui dépasse largement le cadre artistique.
Le cinéma comme plan B : “Asad”, le film qui traverse les océans
Si la scène américaine semble momentanément fermée, le cinéma, lui, continue de tourner à plein régime pour Mohamed Ramadan. Son dernier film, “Asad” (2026), réalisé par Mohamed Diab et co-écrit avec les frères Khaled et Sherine Diab, connaît un succès international inattendu. Après avoir marqué les écrans égyptiens depuis juin 2025, le film s’exportait déjà vers des marchés aussi variés que l’Australie, le Canada et les États-Unis — où sa sortie est prévue dès le 11 juin 2026, soit cinq jours après la date annulée du concert de Hollywood. Une ironie du calendrier qui souligne la résilience de l’artiste.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : “Asad” cartonne déjà dans plus de 80 salles égyptiennes, et son expansion à l’international touche désormais 12 pays arabes (Arabie saoudite, Émirats, Jordanie, Palestine, Syrie, Liban, Tunisie, Koweït, Bahreïn, Qatar, Oman, Irak), avec plus de 200 salles concernées. La Chine est également à l’étude pour une diffusion prochaine, tandis que des négociations sont en cours pour une sortie en Inde — un marché colossal pour le cinéma arabe. Selon كايرو لايف, le film pourrait ainsi devenir un phénomène transcontinental, malgré l’annulation des concerts.
Extrait des annonces initiales des organisateurs (via عكاظ), avant leur retrait mystérieux.
Ramadan 2027 : une nouvelle série en préparation malgré l’imprévu
L’annulation des concerts américains pourrait-elle être un simple contretemps dans une carrière bien plus vaste ? Rien n’est moins sûr. Mohamed Ramadan, déjà en pleine préparation d’une nouvelle série pour le Ramadan 2027, confirme sa polyvalence. Produit par Sadek Al-Abdullah — une figure majeure du divertissement arabe — et mis en scène par Peter Mimi, ce projet s’annonce comme un tournant. Le scénario, écrit par Ahmed Murad, promet de rassembler une distribution étoilée aux côtés de l’artiste, dont les noms ne sont pas encore révélés.
Cette série, si elle voit le jour, pourrait devenir un événement culturel majeur, surtout si elle confirme la tendance de Ramadan à mêler humour, drame et satire sociale — des ingrédients qui ont fait le succès de ses précédents travaux télévisuels. Mais pour l’instant, l’attention se concentre sur les raisons de l’annulation. Une chose est certaine : l’artiste, connu pour son professionnalisme, ne laisse jamais ses projets au hasard. Si les concerts sont bel et bien annulés, c’est qu’un obstacle majeur s’est dressé sur leur chemin.
Les scénarios possibles : logistique, visa, ou stratégie ?
Plusieurs hypothèses émergent pour expliquer cette annulation inopinée. La première, la plus évidente, concerne les démarches administratives. Obtenir des visas pour des artistes étrangers aux États-Unis peut s’avérer complexe, surtout en pleine saison touristique. Un retard dans les papiers pourrait avoir forcé les organisateurs à annuler les dates, évitant ainsi des frais supplémentaires ou des reports coûteux. Une autre piste, plus spéculative, serait un désaccord contractuel avec les promoteurs américains, peut-être lié aux cachets ou aux conditions de tournée.

Enfin, certains observateurs évoquent une stratégie délibérée : Ramadan pourrait avoir choisi de recentrer ses efforts sur son film “Asad”, dont le succès international est déjà bien entamé. Une tournée américaine en 2026 aurait pu entrer en concurrence avec d’autres projets, ou simplement ne pas correspondre à ses priorités artistiques. Rien n’est confirmé, mais l’absence de communication suggère que les organisateurs préfèrent éviter les polémiques ou les questions embarrassantes.
Et maintenant ? L’artiste et son équipe face à l’inconnu
Pour Mohamed Ramadan, l’enjeu dépasse la simple annulation de deux concerts. Il s’agit de protéger son image et de maintenir la dynamique autour de sa carrière. Le cinéma, avec “Asad”, semble pour l’instant son meilleur atout. Mais une tournée américaine annulée peut aussi envoyer un signal ambigu aux futurs partenaires : un artiste dont les projets sont sujets à des changements soudains peut-il être fiable ?
Reste à savoir si cette annulation est un épiphénomène ou le signe d’un virage plus large. Mohamed Ramadan a toujours su se réinventer — de la comédie aux drames sociaux, en passant par des rôles plus expérimentaux. Si les concerts sont bel et bien terminés, il lui faudra peut-être repenser sa stratégie de promotion, en misant davantage sur les festivals internationaux ou les collaborations avec des plateformes de streaming, qui offrent une visibilité sans les contraintes logistiques des tournées.
Une chose est sûre : les fans, eux, attendent des réponses. Et si Mohamed Ramadan ne peut pas (ou ne veut pas) expliquer les raisons de cette annulation, une question persiste : qui en a vraiment décidé ainsi ? Les organisateurs, l’artiste lui-même, ou une tierce partie dont l’influence reste dans l’ombre ? Dans un milieu où la communication est souvent un art à part entière, le silence de Ramadan en dit déjà long.
À suivre : les prochaines annonces de l’artiste, qui pourraient éclairer ce mystère — ou en créer un autre.
