Kim Jong Un et sa fille apparaissent à nouveau en public, cette fois à bord d’un char d’assaut
SEOUL, Corée du Sud – Kim Jong Un, le dirigeant nord-coréen, a de nouveau fait apparaître sa fille adolescente lors d’une démonstration militaire, renforçant les spéculations sur son rôle potentiel de successeur. Les médias d’État ont diffusé des images de Kim et de sa fille, assise à ses côtés, à bord d’un char d’assaut lors d’exercices militaires jeudi.
Les photos, publiées par l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA), montrent Kim et sa fille, tous deux vêtus de vestes en cuir noir, à l’intérieur d’un char d’assaut vert olive. La fille, dont le nom serait Kim Ju Ae et qui aurait environ 13 ans, est visible sortant du compartiment du char, tandis que Kim est assis sur le dessus, souriant.
Cette apparition intervient après une série d’apparitions publiques récentes de la fille de Kim Jong Un, notamment lors d’un lancement de missiles et d’une visite à une usine de munitions légères la semaine dernière, où ils ont tous deux tiré au pistolet. En septembre dernier, elle avait accompagné son père à Pékin. Ces apparitions publiques ont alimenté les spéculations selon lesquelles elle serait désignée comme son successeur, une hypothèse que l’agence de renseignement sud-coréenne a estimée plausible le mois dernier.
KCNA a rapporté que Kim Jong Un a supervisé des exercices de tir et d’autres manœuvres impliquant des unités de chars et des troupes d’infanterie, appelant à parachever les préparatifs de guerre.
Ces démonstrations de force surviennent alors que les États-Unis et la Corée du Sud ont achevé des exercices militaires conjoints de 11 jours, considérés par la Corée du Nord comme une répétition d’invasion. Les exercices sur le terrain se poursuivent.
L’attention portée à la fille de Kim Jong Un par les médias d’État, qualifiée de "plus aimée" ou de "respectée", suggère une volonté de la présenter comme une figure importante dans le pays. Cependant, certains experts restent sceptiques quant à sa désignation en tant qu’héritière, compte tenu de l’âge relativement jeune de Kim Jong Un et de la nature profondément patriarcale de la hiérarchie du pouvoir nord-coréen.
