L’équipe nationale d’Iran a concédé un match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles ce lundi, dans un contexte de tensions diplomatiques majeures. Les joueurs, contraints de quitter les États-Unis immédiatement après la rencontre, dénoncent un traitement qu’ils qualifient de catastrophe pour leur préparation au tournoi.
L’Iran face à un parcours d’obstacles hors du terrain

Le résumé du match : une lutte acharnée à Los Angeles
Sur le terrain, l’intensité a compensé le chaos environnant. Devant un stade de 70 000 spectateurs, l’Iran a dû faire face à une équipe néo-zélandaise efficace. L’ambiance dans le stade de Los Angeles était électrique, portée par la présence massive de la diaspora iranienne en Californie du Sud, malgré la présence de drapeaux symbolisant les protestations politiques.- 7′ : Elijah Just (Nouvelle-Zélande) marque l’ouverture du score sur une passe de Chris Wood.
- 32′ : Ramin Rezaeian égalise pour l’Iran après une frappe puissante.
- 54′ : Elijah Just signe son doublé, redonnant l’avantage aux Kiwis.
- 64′ : Mohamad Mohebi égalise de la tête pour l’Iran.
Le cri de colère de la délégation iranienne
Le sentiment d’injustice prédomine dans les vestiaires. L’entraîneur Amir Ghalenoei n’a pas mâché ses mots, affirmant que son équipe est la plus opprimée de la compétition.« Notre traitement est une catastrophe. Ils ont délibérément causé notre retard sur le chemin du match, et maintenant ils nous forcent à retourner immédiatement au Mexique sans temps de récupération. »

« C’est un grand stress pour les joueurs, le personnel et tout le monde, mais nous n’avons pas ce soutien et je pense que la FIFA devrait nous aider davantage. Ce championnat est, en ce qui concerne notre traitement, une véritable catastrophe pour nous. »
Mehdi Taremi, attaquant iranien, via EkipaLes tensions logistiques frappent aussi l’Uruguay
L’Iran n’est pas le seul à subir les aléas de l’organisation. L’Uruguay, qui a fait match nul 1-1 contre l’Arabie Saoudite à Miami, a également connu une arrivée chaotique. Des problèmes de paperasse ont contraint l’équipe de Marcelo Bielsa à modifier son vol vers la Floride, arrivant sur le lieu du match moins de 24 heures avant le coup d’envoi. L’expérience a été particulièrement éprouvante pour les joueurs uruguayens lors de leur arrivée sur le site. À la sortie de leur bus, les joueurs ont été contraints de former une file pour être fouillés par la police à l’aide de chiens et de détecteurs de métaux, une procédure qui a suscité l’indignation de la délégation sud-américaine.Find more reporting in our Sports section.

