HSBC, Mizuho et US Bancorp pourraient devoir renforcer leurs fonds propres pour couvrir les risques liés aux dérivés, selon une proposition finale de la réglementation bancaire américaine. Cette mesure, issue de la mise en œuvre des accords de Bâle III aux États-Unis, cible les banques dont les activités de dérivés sont suffisamment importantes.
Jusqu’à présent, seules les huit banques systémiquement importantes au niveau mondial (G-SIB) et Northern Trust étaient soumises à ces exigences de fonds propres pour les risques de contrepartie liés aux dérivés non compensés. La nouvelle proposition pourrait élargir ce périmètre à HSBC North America, Mizuho Americas et US Bancorp, en raison du volume de leurs opérations sur les marchés de dérivés.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de renforcement de la réglementation financière après la crise de 2008, visant à mieux protéger le système bancaire contre les chocs potentiels. La capitalisation des risques de contrepartie, mesurés par l’ajustement de valorisation de crédit (CVA), permet de tenir compte des pertes potentielles en cas de défaillance d’une contrepartie.
La proposition de la Réserve fédérale américaine vise à harmoniser les règles prudentielles et à garantir une concurrence équitable entre les banques. Elle s’appuie sur une approche basée sur la notion de valeur nominale des transactions pour déterminer les banques soumises à ces exigences.
L’impact de cette nouvelle réglementation pourrait être significatif pour les banques concernées, qui pourraient devoir allouer davantage de fonds propres pour couvrir les risques liés à leurs activités de dérivés. Cela pourrait également influencer leurs stratégies de gestion des risques et leur rentabilité.
Récemment, Mizuho a consolidé sa position sur le marché américain de la banque d’entreprises, une réussite stratégique qui confirme son statut de leader. Parallèlement, US Bancorp se prépare à la retraite de son directeur de l’exploitation, un changement de direction qui pourrait influencer sa stratégie future. Ces évolutions, combinées à la nouvelle réglementation, soulignent la dynamique actuelle du secteur bancaire américain.
