Tensions croissantes avec l’Iran font grimper les prix du pétrole, Trump brandit la menace de la force
WASHINGTON – Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2% mercredi, alimentés par des déclarations alarmantes du vice-président JD Vance concernant l’impasse des négociations nucléaires avec l’Iran et par la réaffirmation du président Donald Trump de son droit à recourir à la force militaire. La situation, déjà tendue, suscite des inquiétudes quant à la stabilité des approvisionnements énergétiques mondiaux.
Le baril de pétrole brut américain (U.S. crude) a clôturé à 63,89 dollars, en hausse de 2,5%, tandis que le Brent, référence internationale, a atteint 69,04 dollars, soit une augmentation de 2,4%. Cette flambée des prix intervient après une journée de volatilité, marquée par des signaux contradictoires émanant de Téhéran et de Washington.
Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait qualifié les discussions avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner à Genève de “constructives”, évoquant un accord de principe sur les lignes directrices. Cette annonce avait initialement apaisé les marchés, les investisseurs espérant une issue diplomatique.
Cependant, JD Vance a rapidement démenti tout progrès significatif. “En un sens, cela s’est bien passé, ils ont accepté de se rencontrer à nouveau”, a-t-il déclaré à Fox News. “Mais d’autres aspects sont très clairs : le président a fixé des lignes rouges que les Iraniens ne sont pas encore prêts à reconnaître et à aborder.”
Vance a souligné que Trump n’hésitera pas à utiliser la force si la diplomatie échoue à stopper le programme nucléaire iranien. “Nous disposons d’une armée très puissante – le président a montré sa volonté de l’utiliser”, a-t-il ajouté.
Ces déclarations alarmantes sont corroborées par des sources citées par Axios, qui indiquent qu’une éventuelle campagne militaire américaine contre l’Iran serait massive, de plusieurs semaines et ressemblerait davantage à une guerre à part entière qu’à une opération ciblée.
L’escalade verbale s’accompagne de mouvements militaires concrets. L’Iran a mené des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, par laquelle transite environ un tiers des exportations mondiales de pétrole brut. Selon les données de la société de conseil énergétique Kpler, Téhéran a temporairement fermé une partie du détroit pendant ces manœuvres, suscitant des craintes de perturbations des flux pétroliers.
Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région, avec le déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et l’envoi du USS Gerald Ford. Trump a justifié ce déploiement par la nécessité d’avoir une “assurance” en cas d’échec des négociations. “Si nous n’avons pas d’accord, nous en aurons besoin”, a-t-il déclaré aux journalistes.
L’impact potentiel d’un conflit dans la région est considérable. Le détroit d’Ormuz est un point d’étranglement stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial. Une interruption des flux pétroliers pourrait entraîner une flambée des prix, déstabiliser les marchés financiers et avoir des conséquences économiques majeures à l’échelle mondiale.
Les tensions actuelles s’inscrivent dans un contexte plus large de remise en question de l’accord nucléaire iranien, conclu en 2015 et abandonné par les États-Unis en 2018. L’administration Trump exige que l’Iran accepte des restrictions plus strictes sur son programme nucléaire, ainsi qu’un engagement à ne pas soutenir les groupes armés dans la région.
La situation reste extrêmement volatile et l’issue des négociations est incertaine. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si la diplomatie peut l’emporter sur la menace de la force.
[Vidéo intégrée de Fox News avec JD Vance : https://www.youtube.com/watch?v=dRh16upOwU8]
[Article de référence Axios : https://www.axios.com/2026/02/18/iran-war-trump-military-strikes-nuclear-talks]
