Hong Kong pionnier du dépistage du SIDA dans les dons de sang : une avancée historique
Hong Kong – En 1985, Hong Kong a pris une mesure décisive dans la lutte contre le SIDA en lançant un program de dépistage systématique des dons de sang, une première qui a permis de réduire considérablement le risque de transmission du virus.
Initialement, l’arrivée de tests de dépistage du VIH à Hong Kong a été annoncée en février 1985, suite à des déclarations d’un groupe de travail australien et de responsables médicaux américains. Le professeur David Penington avait alors estimé que les kits seraient disponibles à Hong Kong et dans d’autres pays souhaitant les acquérir.Le 19 avril 1985, le South China Morning Post rapportait que le comité des finances avait alloué 4,237 millions de dollars pour financer ce programme crucial. Cette allocation a permis la mise en place du dépistage au sein du service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge.
Le dépistage a officiellement débuté le lundi 17 août 1985, dans les laboratoires de l’hôpital Queen Mary et de la Polyclinique Yan Oi à Tuen Mun. Les tests étaient proposés aux médecins et aux hôpitaux de tout le territoire, avec un coût variant entre 220 et 250 dollars selon le type de test.
La Croix-Rouge de Hong Kong et l’Association de planification familiale ont salué cette initiative, soulignant son importance pour la santé publique.
Contexte et héritage :
Cette décision précoce de Hong Kong de mettre en œuvre le dépistage du SIDA dans les dons de sang témoigne d’une prise de conscience rapide de la menace que représentait la maladie et d’un engagement envers la protection de la santé de sa population. À une époque où les connaissances sur le VIH/SIDA étaient limitées et où la peur et la stigmatisation étaient omniprésentes, Hong Kong a agi avec proactivité.
Le dépistage systématique des dons de sang est aujourd’hui une pratique standard dans le monde entier,mais l’initiative de Hong Kong en 1985 a été un jalon critically important dans la lutte contre la propagation du virus. Elle a non seulement contribué à protéger les receveurs de transfusions sanguines, mais a également contribué à sensibiliser le public à la maladie et à encourager des comportements plus sûrs.Cette histoire rappelle l’importance de la recherche scientifique, de la collaboration internationale et de la prise de décision rapide face aux crises sanitaires.
