dix personnesparmi eux un médium, un publiciste et plusieurs militants liés aux milieux conspirateurs, commencent à être jugé ce lundi dans Paris accusé d’avoir harcelé Brigitte Macronl’épouse du président de la France, par l’intermédiaire du répandre de fausses rumeurs sur votre identité de genre.
Le processus, qui se déroule deux jours avant le Tribunal correctionnel de la capitale française, développe sans la présence de la première dame. Sa plainte, déposée en août 2024, a donné lieu à une enquête sur le cyberharcèlement sexiste et antisocialun délit qui en France peut être puni de jusqu’à deux ans de prison et des amendes financières.
“Un réseau de diffamation”
Les dix accusés, huit hommes et deux femmes âgés de 41 à 60 ans, sont accusés d’avoir propagé des déclarations malveillantes et infondées sur le « genre » et la « sexualité » de la première dame de France. Certains allaient même jusqu’à soutenir que l’épouse de Emmanuel Macron il y avait homme né et que son vrai nom serait «Jean-Michel Trogneux», ce qui correspond en réalité à son frère aîné.
Les procureurs accusent également les prévenus d’avoir voulu donner un ton de «pédérastie» à la relation entre Brigitte et Macron, en raison de leur différence d’âge de 24 ans et du fait qu’ils se sont rencontrés alors qu’elle était professeur de l’actuel président dans un lycée d’Amiens, dans le nord de la France.
Parmi les prévenus figurent des profils hétéroclites : un enseignant, un galeriste, un élu, un publiciste et un « médium » connu pour diffuser des théories complotistes sur les réseaux. Sept d’entre eux ont comparu à la première audience. Trois ne se sont pas présentés, parmi lesquels le journaliste indépendant autoproclamé Natacha Reynoté comme le auteur original de la rumeur.
Un autre des accusés est Delphine J.51 ans, connue sur Internet sous le nom d’« Amandine Roy », qui se présente comme «médium et journaliste“. Était reconnu coupable de diffamation en 2024, bien qu’elle ait été acquittée en appel en juillet dernier, après avoir diffusé une longue interview de Rey dans laquelle il était affirmé que la première dame était en fait son frère. Brigitte Macron et sa famille ont fait appel de la décision de son acquittement.
Le publiciste est également accusé Aurélien Poirson-Atlan41 ans, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Zoé Sagan ». L’avocat principal de Poirson-Atlan, le média franco-espagnol Juan Brancon’a pas pu le représenter en raison d’un suspension de votre permis professionnel pour une autre cause judiciaire.
Bataille juridique
Durant la première journée, les avocats de la défense Ils ont tenté à plusieurs reprises de reporter le procès. Ils ont affirmé ne pas avoir eu suffisamment de temps pour examiner l’ensemble du dossier, notamment la documentation médicale et psychologique décrivant les effets du harcèlement sur la santé de Brigitte Macron. Cependant, le le tribunal a rejeté les demandes.
Pendant ce temps, à Paris, les accusés défendent leur innocence. Certains d’entre eux affirment avoir été victimes de «inverser le harcèlement“par les médias et soutiennent que leurs publications participent de l’exercice de la liberté d’expression”.La presse nous présente comme des théoriciens du complot, des antisémites et d’extrême droite. Qui est réellement harcelé ?“, a déclaré l’un des accusés à l’agence AFP avant le début du procès.
Le parquet de Paris estime toutefois que les messages diffusés sur les réseaux avaient « une caractère répété, malveillant et sexiste» et cela a provoqué un «grave détérioration de la santé physique et mentale» de la victime.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large désinformation et attaques personnelles qui touchent les personnalités publiques en France depuis des années. La rumeur sur la prétendue identité masculine de Brigitte Macron circule depuis 2017, année de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence, et a été amplifiée pendant la pandémie de Covid-19 par les réseaux complotistes et les groupes d’extrême droite.
Selon l’enquête judiciaire, la diffusion de fausses nouvelles a commencé avec Natacha Rey début 2021 et a ensuite été amplifiée par Amandine Roy et Xavier Poussard, collaborateur d’un publication antisémite d’extrême droite“Faits et Documents” (Faits et documents). Ce dernier n’est pas accusé dans la foulée, mais aurait joué un rôle clé dans l’expansion internationale de la théorie en contactant l’influenceur américain en 2024. Candace Owens.
Owens, proche de l’ancien président Donald Trump et du mouvement « Make America Great Again » (MAGA), a repris la rumeur dans une série de vidéos intitulée « Devenir Brigitte ».où il déclare que la première dame française était en fait un hommequ’il a transformé en livre. La diffusion de ces contenus auprès de leurs millions de followers a conduit les Macron à lancer une cause parallèle pour diffamation aux États-Unisprésenté en juillet dernier.
L’équipe juridique du mariage présidentiel a annoncé qu’elle prévoyait présenter des « preuves scientifiques » dans ce processus pour nier définitivement ces allégations. Owens est accusé de «soumettre les Macron à une campagne d’humiliation mondiale basée sur des mensonges pour le profit».
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