Ergin Ataman, l’entraîneur du Panathinaikos, a violemment réagi lors d’une conférence de presse ce samedi 16 mai 2026 en s’en prenant directement à un journaliste. En déclarant Tu n’as pas le droit de parler de moi. Ferme-la
, le technicien grec a illustré une tension extrême qui sature l’environnement du club.
L’agression verbale d’Ergin Ataman envers les médias n’est pas un incident isolé, mais semble être l’aboutissement d’une série de frictions croissantes. Ce samedi, l’entraîneur du Panathinaikos a perdu son sang-froid devant les micros, ciblant un interlocuteur dont les questions ou les propos ont provoqué une réaction immédiate et brutale. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où le club athénien est au centre de plusieurs controverses institutionnelles et diplomatiques au sein de l’EuroLeague.
Une escalade de tensions avec l’Espagne
Le climat entre le Panathinaikos et les instances espagnoles s’est considérablement dégradé ces dernières semaines. Le 1er mai 2026, le club grec a publié un communiqué officiel pour dénoncer les conditions de son séjour en Espagne, affirmant que C’est le pire accueil de l’EuroLeague
.
Cette hostilité mutuelle a pris une tournure juridique et personnelle. Ataman a dû faire face à une plainte déposée en Espagne, une situation qui l’a profondément irrité. Les tensions ont également touché le terrain de la communication entre entraîneurs. Le 7 mai 2026, l’entraîneur de Valence a apporté des précisions sur le comportement d’Ataman lors de leurs confrontations, affirmant :
Après cela, c’était encore pire.
Entraîneur de Valence, EuroLeague
Cette déclaration suggère que les frictions ne se limitent pas aux déclarations publiques, mais qu’elles imprègnent également les interactions directes entre les états-majors des clubs lors des déplacements officiels.
Instabilité institutionnelle et contentieux administratifs
L’année 2026 a été marquée par une série de décisions et de crises internes au Panathinaikos. En mars dernier, le club a pris des mesures radicales, notamment avec le licenciement d’un haut responsable suite à des critiques publiques. La période a également été jalonnée de revendications administratives singulières, le club ayant notamment exigé le retrait de la citoyenneté grecque du joueur Th. Walkup.
Sur le plan de la gestion de l’équipe, Ataman a souvent utilisé les conférences de presse comme tribune pour critiquer l’arbitrage. Le 11 mars 2026, il s’était déjà plaint de la qualité des décisions arbitrales, une thématique récurrente qui semble occulter la gestion technique pure. Cette frustration semble alimenter une communication de crise permanente, où chaque résultat sportif est immédiatement suivi d’une confrontation avec les autorités de la compétition ou la presse locale.
La presse grecque s’est d’ailleurs montrée particulièrement critique à l’égard du club et de son entraîneur. Le 14 mai 2026, plusieurs médias nationaux ont rapporté que le Panathinaikos subissait une pression médiatique intense, certains titres allant jusqu’à suggérer que le club avait reçu ce qu’il méritait
au vu de son comportement récent.
Un impact sur l’image de l’EuroLeague
Le comportement d’Ataman pose la question de la discipline au sein des conférences de presse officielles. Les récents écarts de langage du technicien grec s’inscrivent dans une séquence de communications explosives, comme l’avait déjà illustré sa gestion de la presse après une victoire contre le Žalgiris en mars 2026, qualifiée de cirque
par certains observateurs.
Alors que la saison avance, la capacité du Panathinaikos à maintenir une stabilité institutionnelle reste incertaine. Entre les poursuites judiciaires en Espagne, les critiques acerbes des médias grecs et l’agressivité verbale de son entraîneur principal, le club traverse une zone de turbulences qui dépasse largement le cadre du simple terrain de basketball. La direction du Panathinaikos devra prochainement déterminer si ces sorties médiatiques de l’entraîneur sont compatibles avec les exigences de l’EuroLeague et l’image de marque de l’institution.
