Ce projet de la NASA, soutenu par l'Agence spatiale européenne, continue d'explorer les confins de l'univers, capturant des images détaillées et des données scientifiques essentielles à la compréhension de l'expansion cosmique.
Un héritage scientifique de plus de 36 ans
Lancé le 24 avril 1990 à bord de la navette spatiale Discovery, le télescope spatial Hubble demeure l’un des outils de recherche les plus polyvalents de l’histoire de l’astronomie. Selon la NASA, cette mission, qui dure depuis 36 ans, deux mois et 16 jours, a permis de transformer radicalement notre compréhension du cosmos. Nommé en l’honneur de l’astronome Edwin Hubble, l’observatoire opère en dehors des effets distordants de l’atmosphère terrestre, ce qui lui confère une vision d’une clarté inégalée sur les objets célestes.

Le télescope, d’une longueur de 13,2 mètres et d’un poids initial d’environ 10 800 kg, utilise un miroir de 2,4 mètres pour observer des régions allant de l’ultraviolet au proche infrarouge. Ces capacités ont permis de réaliser plus de 1,7 million d’observations, lesquelles ont alimenté la publication de plus de 23 000 articles scientifiques évalués par des pairs, selon NASA Science.
La quête des exoplanètes et les découvertes majeures
L’un des accomplissements les plus marquants de Hubble concerne la recherche de planètes hors de notre système solaire. Au moment de son lancement en 1990, aucune exoplanète n’était connue. Aujourd’hui, la NASA confirme que plus de 6 000 exoplanètes ont été identifiées. Hubble a joué un rôle pionnier dans ce domaine en révélant les atmosphères de mondes lointains et en observant des phénomènes tels que l’échappement de gaz.

Au-delà des systèmes planétaires, le télescope a permis d’étudier des événements cosmiques d’une grande rareté. NASA Science souligne que l’appareil a suivi le passage d’objets interstellaires à travers notre système solaire, observé la collision d’une comète avec Jupiter et identifié des lunes autour de Pluton. Plus loin dans l’espace, Hubble a capturé des images de galaxies fusionnant à des distances dépassant 13,4 milliards d’années-lumière, offrant ainsi un aperçu précieux de l’histoire de l’expansion de l’univers.
Maintenance spatiale et prolongement de la mission
Hubble détient une caractéristique unique : il est le seul télescope conçu pour être entretenu par des astronautes en orbite. Cinq missions de la navette spatiale ont permis de réparer, mettre à niveau et remplacer des systèmes cruciaux, prolongeant ainsi considérablement sa durée de vie opérationnelle. La première correction optique majeure eut lieu lors de la mission STS-61 en 1993, qui a remédié à une aberration sphérique sur le miroir principal survenue lors de la fabrication.
Le Space Telescope Science Institute (STScI) est chargé de la sélection des cibles et du traitement des données, tandis que le Goddard Space Flight Center (GSFC) assure le contrôle opérationnel du vaisseau. Bien que sa mise hors service soit estimée pour les années 2030, l’observatoire continue de fournir des données qui enrichissent les manuels d’astronomie actuels.
Données techniques et instruments
| Spécification | Détail |
|---|---|
| Poids actuel (post-SM4) | Environ 12 200 kg |
| Altitude (périapside) | 537,0 km |
| Altitude (apoapside) | 540,9 km |
| Période orbitale | 95,42 minutes |
Le télescope s’appuie sur cinq instruments principaux pour ses observations : le NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer), l’ACS (Advanced Camera for Surveys), le WFC3 (Wide Field Camera 3), le COS (Cosmic Origins Spectrograph) et le STIS (Space Telescope Imaging Spectrograph). Ces instruments permettent de maintenir la précision scientifique de l’observatoire, garantissant que, malgré son âge, Hubble reste une référence pour l’étude de l’univers profond.

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