Un séisme d’une magnitude de 3,2 a frappé la région de Bergen, en Norvège, le jeudi 2 juillet 2026. L’épicentre, situé à environ dix kilomètres à l’ouest de Turøyna dans la commune d’Øygarden, a été ressenti par de nombreux habitants sur une vaste zone incluant Sotra, Askøy et Nordhordland, sans toutefois causer de dégâts matériels signalés.
Une secousse inhabituelle ressentie dans tout le comté
Le tremblement de terre, survenu à 18h12, a surpris les résidents par son intensité et la durée du phénomène. Selon les témoignages recueillis par le média local Bergensavisen, la secousse a été perçue comme une vibration marquée faisant trembler les structures des maisons et cliqueter les objets en verre.
Certains habitants, comme ceux cités par TV 2, ont décrit une sensation de malaise, précisant que le sol a tremblé pendant une durée estimée entre 15 et 30 secondes. Un témoin a notamment comparé l’événement à une secousse plus forte que les dynamitages industriels habituels dans la région. La propagation des ondes sismiques a été facilitée par la nature géologique du sous-sol côtier, ce qui explique pourquoi le phénomène a été perçu de manière aussi distincte dans des zones résidentielles situées à plusieurs kilomètres de l’épicentre.
Analyse des données sismiques par les experts
Le Norsk Nasjonalt Seismisk Nettverk a confirmé la localisation précise du séisme à une profondeur de 19,8 kilomètres. Mathilde Bøttger Sørensen, professeure à l’Institut de géosciences de l’Université de Bergen, a souligné le caractère inhabituel de cette activité pour la zone. La profondeur relativement importante du foyer sismique a permis de dissiper une partie de l’énergie avant qu’elle n’atteigne la surface, ce qui explique l’absence de dommages structurels malgré la magnitude ressentie.

« C’était une secousse très inhabituelle. Je n’ai jamais rien vécu de tel auparavant », a déclaré Ellen Hvidsten, une habitante présente à Bergen lors de l’événement, selon les propos rapportés par VG. Bien que le séisme ait été largement ressenti, les autorités scientifiques restent rassurantes : aucune dégradation structurelle majeure n’est attendue suite à une secousse de cette magnitude modeste dans le contexte international. En Norvège, les normes de construction sont conçues pour résister aux contraintes climatiques rigoureuses, ce qui confère naturellement aux bâtiments une certaine résilience face aux secousses de faible intensité.
Réaction des autorités locales et contexte géographique
Le maire d’Øygarden, Tom Georg Indrevik, a confirmé avoir reçu des signalements provenant de l’ensemble de sa municipalité. « Avec des intervalles irréguliers, nous vivons de tels événements. Nous n’avons pas, jusqu’à présent, reçu de signalements faisant état de dommages », a-t-il précisé aux journalistes. La municipalité, en contact avec les services de secours, a maintenu une veille opérationnelle dans les heures suivant la secousse pour s’assurer qu’aucune infrastructure critique, comme les réseaux de distribution d’eau ou les installations électriques, n’avait été affectée par le mouvement tectonique.
La géologie de la côte ouest norvégienne connaît occasionnellement des mouvements tectoniques liés à l’ajustement isostatique, un phénomène où la croûte terrestre remonte lentement après la fonte des calottes glaciaires massives qui couvraient la région durant la dernière période glaciaire. À titre de comparaison, la professeure Sørensen a rappelé qu’un séisme de magnitude 3,6 avait été enregistré dans l’est de la Norvège en avril dernier, illustrant que de telles occurrences, bien que rares en intensité, font partie de la réalité sismique du pays.
Les signalements ont afflué de multiples localités, témoignant de l’étendue de la zone touchée :

- Sotra
- Askøy
- Ytrebygda
- Fyllingsdalen
- Nordhordland
- Åsane
Si le calme semble revenu, les services de surveillance sismique continuent d’analyser les données pour affiner la compréhension de cet événement. La collecte des témoignages, centralisée par les institutions universitaires, permet d’établir une carte plus précise de l’intensité ressentie (échelle de Mercalli), laquelle diffère de la magnitude (échelle de Richter) qui mesure l’énergie libérée à la source. Pour l’heure, la population est invitée à signaler tout dégât structurel imprévu, bien que la probabilité de dommages significatifs reste, selon les experts de l’Université de Bergen, extrêmement faible.
L’événement du 2 juillet rappelle aux résidents de la région de Bergen que, bien que la Norvège ne soit pas située sur une limite de plaque tectonique active, les tensions internes au sein de la croûte terrestre peuvent occasionnellement provoquer des libérations d’énergie perceptibles. Les autorités rappellent que les protocoles de sécurité habituels en cas de séisme — s’abriter sous des meubles solides et s’éloigner des surfaces vitrées — restent la conduite à tenir en cas de répliques, bien que celles-ci soient considérées comme peu probables pour un événement de cette magnitude.
Find more reporting in our Nouvelles section.
