Le duo Copeland revisite son œuvre, un hymne à la simplicité face à l’épreuve
Hamilton, Ontario – Le couple d’artistes Elizabeth Copeland et Beverly Copeland, figures emblématiques de la musique pour enfants et au-delà, signe un retour poignant avec « Laughter in Summer », un album qui revisite des titres de leur vaste catalogue. Loin d’être une simple compilation, ce projet est une exploration intime de leur œuvre, imprégnée d’une nouvelle profondeur à la lumière du récent diagnostic de démence de Beverly Copeland.
L’album est né d’une session d’enregistrement informelle en 2025, où le couple s’est vu offrir deux jours gratuits en studio à Montréal. Ils y ont invité une chorale, donnant naissance à des versions revisitées de leurs chansons, notamment une interprétation en deux parties de « Let Us Dance ». L’album propose ainsi « Let Us Dance (Movement One) » et « Let Us Dance (Movement Two) », des morceaux similaires mais distincts de l’original, qui se distinguait par ses synthétiseurs et ses effets sonores évoquant des carillons éoliens.
« Nous voulions simplement enregistrer ces morceaux pour les avoir sous la main », explique Elizabeth Copeland lors d’un entretien téléphonique. « Mais cela a pris une dimension plus grande. »
Au-delà de l’aspect musical, « Laughter in Summer » est un témoignage de la force du couple face à l’adversité. Beverly Copeland a révélé publiquement son diagnostic de démence en septembre 2024, et cet album, bien que touchant en soi, prend une résonance particulière. Il est une ode à la simplicité, à la générosité et à la capacité de l’art à transcender la peur et le cynisme.
L’album revisite également des titres plus anciens, comme « Children’s Anthem », une chanson écrite en 2007 pour une conférence anti-harcèlement. Transformée en un duo piano-voix dépouillé, elle prend une dimension spirituelle, devenant une prière pour un monde en souffrance. Un autre titre, « Harbour », issu de l’album « The Ones Ahead », est une déclaration d’amour de Beverly à Elizabeth, transformant les paroles en un miroir de leur affection mutuelle.
La simplicité est un fil conducteur de l’album, une simplicité qui découle des années d’expérience du couple dans la création de musique pour enfants. « Il faut laisser de la place pour les joies et les peines de la vie », souligne Elizabeth Copeland. « Nous voulons laisser de la place pour la clarté, la générosité et la chaleur. »
Beverly Copeland, un fervent bouddhiste, va plus loin : « Je ne me considère pas comme le créateur de mes chansons. J’ai l’impression qu’elles sont envoyées d’une source supérieure. » Il ajoute, avec une pointe d’inquiétude : « Mais il pourrait arriver un jour où je n’aurai plus la capacité de dire oui. »
Cet album, plus qu’une simple œuvre musicale, est un rappel poignant de la fragilité de la vie et de la puissance de l’amour et de la créativité. Il est un témoignage de la capacité de l’art à nous connecter les uns aux autres et à nous offrir un refuge face aux défis du monde.
Le diagnostic de démence touche plus de 55 millions de personnes dans le monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, et ce nombre devrait tripler d’ici 2050. Des initiatives gouvernementales, comme le Plan National Alzheimer 2025 en France, visent à améliorer la prise en charge des personnes atteintes et à soutenir la recherche. « Laughter in Summer » apporte une contribution unique à cette conversation, en offrant une perspective personnelle et artistique sur cette maladie.
[Potentiel d’intégration d’une vidéo YouTube du couple parlant de l’album ou d’un extrait musical]
[Potentiel d’intégration d’un post Instagram du couple partageant une photo du studio d’enregistrement]
