Lors de la rencontre entre l’Iran et la Belgique le 21 juin 2026, le système de l’arbitre vidéo assistant (VAR) a annulé un but de Mehdi Taremi pour hors-jeu et confirmé l’expulsion du défenseur belge Nathan Ngoy. Ces décisions font partie des protocoles de révision utilisés durant la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
Les interventions de la VAR lors du match Iran-Belgique
Selon ESPN, le match entre l’Iran et la Belgique a été supervisé par l’arbitre Darío Herrera et l’officiel VAR Hernán Mastrángelo. Deux incidents majeurs ont nécessité l’usage de la technologie vidéo.
À la 25e minute, le but marqué par Mehdi Taremi après une routine de coup franc a été annulé. Une vérification de la VAR a déterminé que le joueur se trouvait en position de hors-jeu. L’examen a révélé que c’est l’arrière de son corps qui dépassait la ligne au moment où le coup franc a été joué. Selon les lois du jeu de l’International Football Association Board (IFAB), un joueur est en position de hors-jeu si n’importe quelle partie de sa tête, de son corps ou de ses pieds, capable de marquer un but, se trouve plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier adversaire. ESPN précise que, malgré la technologie, la décision a fait l’objet de débats en raison du temps nécessaire à la procédure, un processus qui inclut également une vérification manuelle lorsque de nombreux joueurs sont impliqués.
À la 66e minute, le défenseur belge Nathan Ngoy a reçu un carton rouge. Après avoir mal contrôlé une passe, le joueur a fait tomber l’attaquant iranien Mehdi Taremi, qui s’apprêtait à partir seul vers le but. La VAR a confirmé la décision de l’arbitre, estimant que tous les critères d’un déni d’une occasion de but manifeste (DOGSO) étaient réunis. Pour qu’une telle décision soit validée, l’arbitre doit généralement confirmer quatre éléments : la distance entre l’infraction et le but, la direction générale du jeu, la probabilité que le ballon soit contrôlé par l’attaquant et la présence ou l’absence d’autres défenseurs capables d’intervenir.
Le fonctionnement technique et les rôles des officiels
Le système de l’arbitre vidéo assistant est un officiel qui aide l’arbitre principal en examinant des décisions via des images vidéo et en fournissant des conseils. Selon Wikipedia, ce système fonctionne sous la philosophie de
intervention minimale, bénéfice maximum
International Football Association Board (IFAB).
Belgium players were crying after getting defeated by morocco during fifa world cup 2022
L’opération repose sur plusieurs rôles spécifiques :
L’assistant vidéo assistant (AVAR) aide le VAR dans la salle d’opération et autour du terrain.
L’AVAR1 surveille la caméra principale et communique les fautes les plus évidentes.
L’AVAR2 est positionné à la station hors-jeu pour aider à identifier les positions illégales.
L’AVAR3 surveille les programmes télévisés et facilite la communication entre l’AVAR2 et le VAR.
Trois opérateurs de rediffusion assistent l’équipe pour sélectionner les angles de caméra les plus adaptés.
La VAR peut intervenir dans quatre catégories de décisions : les buts ou non-buts, les penalties, les cartons rouges directs et les erreurs d’identité lors de l’attribution de cartons. La décision finale appartient toujours à l’arbitre, soit après avoir reçu des informations du VAR, soit après avoir effectué une révision sur le terrain (OFR – On-Field Review). La procédure d’OFR permet à l’arbitre central de se rendre au moniteur situé au bord du terrain pour visualiser les angles de vue proposés par l’équipe VAR. La décision originale ne change que si la vidéo démontre une
erreur claire et évidente
Wikipedia.
La correction des erreurs d’identité de joueur
Le système de révision permet également de corriger les erreurs de désignation de joueurs. Le Times Union rapporte qu’en début de seconde période, le défenseur vétéran Tim Ream a initialement reçu un carton jaune.
Après une révision de la VAR, l’officiel a retiré le carton à Ream pour le donner au joueur paraguayen Miguel Almiron. Cette correction a été effectuée car il s’agissait d’une erreur d’identité. Les officiels ont conclu qu’Almiron avait exagéré le contact dans le but de provoquer une faute, ce qui constitue également une infraction passible d’un carton jaune. La correction de l’identité est une procédure essentielle pour garantir que les rapports disciplinaires officiels de la FIFA soient exacts, car les suspensions de joueurs sont calculées sur la base de l’identité réelle de l’infracteur.
L’équipe nationale d’Iran a concédé un match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles ce lundi, dans un contexte de tensions diplomatiques majeures. Les joueurs, contraints de quitter les États-Unis immédiatement après la rencontre, dénoncent un traitement qu’ils qualifient de catastrophe pour leur préparation au tournoi.
L’Iran face à un parcours d’obstacles hors du terrain
Photo: Siol.net
La participation de l’Iran à ce Mondial est indissociable des frictions entre Washington et Téhéran. Malgré l’annonce, la veille du match, d’un accord de paix garantissant une « fin immédiate et durable » des opérations militaires, les complications administratives ont paralysé la logistique de la sélection. Initialement prévue à Tucson, en Arizona, la base d’entraînement de l’équipe a dû être déplacée en urgence à Tijuana, au Mexique, en raison de problèmes de visas et de logistique.
Certains membres du personnel de soutien se sont vu refuser l’entrée sur le territoire américain. Selon les informations de Siol.net, le capitaine Mehdi Taremi a également subi des délais prolongés lors des contrôles de sécurité à l’aéroport, tout comme Saeed Al-Hawie. Plus inquiétant encore, le joueur Mehdi Torabi a vu son visa américain expirer juste après la rencontre, soulevant des doutes sur la capacité de l’équipe à poursuivre sa campagne sans intervention de la FIFA.
Le résumé du match : une lutte acharnée à Los Angeles
Sur le terrain, l’intensité a compensé le chaos environnant. Devant un stade de 70 000 spectateurs, l’Iran a dû faire face à une équipe néo-zélandaise efficace. L’ambiance dans le stade de Los Angeles était électrique, portée par la présence massive de la diaspora iranienne en Californie du Sud, malgré la présence de drapeaux symbolisant les protestations politiques.
7′ : Elijah Just (Nouvelle-Zélande) marque l’ouverture du score sur une passe de Chris Wood.
32′ : Ramin Rezaeian égalise pour l’Iran après une frappe puissante.
54′ : Elijah Just signe son doublé, redonnant l’avantage aux Kiwis.
64′ : Mohamad Mohebi égalise de la tête pour l’Iran.
L’Iran a dominé la seconde période, cherchant désespérément une victoire qui aurait marqué un tournant symbolique, mais le score est resté figé à 2-2, un résultat qui, selon rtvslo.si, reflète la résilience d’une équipe qui joue autant contre l’adversaire que contre son propre destin.
Le cri de colère de la délégation iranienne
Le sentiment d’injustice prédomine dans les vestiaires. L’entraîneur Amir Ghalenoei n’a pas mâché ses mots, affirmant que son équipe est la plus opprimée de la compétition.
« Notre traitement est une catastrophe. Ils ont délibérément causé notre retard sur le chemin du match, et maintenant ils nous forcent à retourner immédiatement au Mexique sans temps de récupération. »
Photo: EkipaLE PRIME | L'Iran envisagerait de frapper le Mondial au Qatar
Amir Ghalenoei, sélectionneur de l’Iran, via rtvslo.si
Cette frustration est partagée par les joueurs qui subissent la pression du calendrier imposé par les autorités américaines. Selon Ekipa, l’équipe avait pourtant obtenu l’autorisation de rester à Los Angeles jusqu’à mardi pour récupérer, une permission qui leur a été refusée au dernier moment.
« C’est un grand stress pour les joueurs, le personnel et tout le monde, mais nous n’avons pas ce soutien et je pense que la FIFA devrait nous aider davantage. Ce championnat est, en ce qui concerne notre traitement, une véritable catastrophe pour nous. »
Mehdi Taremi, attaquant iranien, via Ekipa
Les tensions logistiques frappent aussi l’Uruguay
L’Iran n’est pas le seul à subir les aléas de l’organisation. L’Uruguay, qui a fait match nul 1-1 contre l’Arabie Saoudite à Miami, a également connu une arrivée chaotique. Des problèmes de paperasse ont contraint l’équipe de Marcelo Bielsa à modifier son vol vers la Floride, arrivant sur le lieu du match moins de 24 heures avant le coup d’envoi.
L’expérience a été particulièrement éprouvante pour les joueurs uruguayens lors de leur arrivée sur le site. À la sortie de leur bus, les joueurs ont été contraints de former une file pour être fouillés par la police à l’aide de chiens et de détecteurs de métaux, une procédure qui a suscité l’indignation de la délégation sud-américaine.