Trump sème le chaos : entre tarifs douaniers, interventions militaires et ambitions touristiques à Gaza
Washington – L’administration Trump continue de secouer l’ordre mondial, oscillant entre une politique commerciale agressive, des interventions militaires controversées et des projets déconcertants, alimentant un climat de chaos délibéré, selon des analystes. Le président américain, décrit par certains comme ayant un ego démesuré et un besoin constant d’attention, semble privilégier la perturbation à la stabilité.
L’escalade récente des tarifs douaniers, malgré les objections du Tribunal Suprême américain – qui a pourtant confirmé des décisions antérieures défavorables à cette politique – illustre cette approche. Trump a haussé les tarifs douaniers à 15% pour une période de 150 jours, une décision qualifiée de "défaite politique majeure" par la presse américaine et qui a provoqué une instabilité sur les marchés financiers, avec une hausse du prix de l’or et une baisse du dollar.
Mais le chaos ne se limite pas à l’économie. L’administration Trump a également été critiquée pour ses interventions militaires, notamment au Venezuela, où le président vénézuélien a été arrêté et transféré aux États-Unis pour y être jugé. Des bombardements en Iran et au Yémen ont également été signalés.
Un projet particulièrement controversé concerne la bande de Gaza. Trump aurait donné son accord à Benjamin Netanyahu pour transformer Gaza en un complexe touristique, un projet illustré par une vidéo de simulation diffusée sur les réseaux sociaux.
Face à cette politique, l’Europe semble divisée. Si certains dirigeants, comme Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, se montrent particulièrement conciliants envers Trump, d’autres, comme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, tentent de négocier des accords, notamment en matière de défense et d’énergie. Cependant, un accord commercial récent a été suspendu par le Parlement européen en raison des incertitudes liées à la politique tarifaire américaine.
Cette stratégie du chaos, inspirée par des figures comme Steve Bannon, semble viser à déstabiliser l’ordre établi et à créer un environnement propice à l’influence de technocrates et de grandes entreprises, qui profiteraient de la confusion générale.
L’histoire rappelle que Moctezuma, face à l’arrivée des conquistadors espagnols, a hésité à prendre parti, craignant la guerre mais finissant par subir à la fois déshonneur et conflit. L’Europe, selon certains observateurs, risque de commettre une erreur similaire en adoptant une attitude trop conciliante, se contentant de condamnations timides sans prendre de mesures fermes.
