Une étude publiée le 1er juillet 2026 par l’Université de Cambridge affirme que les expériences de mort imminente ont une base neurologique réelle, selon une nouvelle théorie. Cette recherche, menée par le laboratoire de neurosciences cognitives de l’université, explore les mécanismes cérébraux associés à ces phénomènes, en se basant sur des données recueillies auprès de 120 patients ayant subi une crise cardiaque.
Une hyperactivation du cortex préfrontal explique les expériences de mort imminente
Les résultats de l’étude, publiés dans Nature Neuroscience, révèlent que les expériences de mort imminente (EMI) proviennent d’une séquence spécifique de phénomènes cérébraux. Le professeur Julian Hart, chef de l’équipe, souligne une « hyperactivation du cortex préfrontal et une libération accrue de mélatonine » comme mécanismes clés. Ces processus, selon lui, « pourraient expliquer les sensations de dédoublement, de visions lumineuses ou de défilement de la vie ».

Des divergences entre chercheurs sur l’interprétation des données
Le professeur Hart insiste sur le caractère biologique de sa théorie, sans nier les aspects subjectifs des EMI. « Ce n’est pas une démonstration de l’existence d’un au-delà, mais une compréhension des processus physiologiques », affirme-t-il. En revanche, la neuroscientifique allemande Dr. Lena Müller, de l’Université de Heidelberg, critique les limites des données : « Les résultats sont prometteurs, mais nécessitent des études longitudinales pour être validés. »
Impact potentiel sur les soins palliatifs et la psychologie
Le Dr. Thomas Varga, spécialiste en soins palliatifs à l’hôpital Charité de Berlin, estime que cette recherche pourrait « aider à gérer le stress lié à la mort ». Des psychologues ajoutent que ces découvertes pourraient réduire les traumatismes liés aux EMI chez les survivants. L’étude, validée par des pairs, ouvre des pistes pour des approches thérapeutiques innovantes.
Appel à des recherches plus larges et interdisciplinaires
L’équipe de Cambridge prévoit d’élargir l’étude à des échantillons plus diversifiés. Cependant, le philosophe de l’esprit Dr. Erik Jensen rappelle que « l’explication biologique ne résout pas la question de la conscience ». Les résultats restent un point de débat entre les disciplines scientifiques et philosophiques, soulignant les limites actuelles de la compréhension des phénomènes extrêmes.
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