Blake Lively et Justin Baldoni ne parviennent pas à un accord dans leur bataille judiciaire autour de « It Ends With Us »
NEW YORK (AP) – L’actrice Blake Lively et le comédien Justin Baldoni n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente lors d’une médiation de six heures mercredi, laissant présager un procès retentissant en mai. Les deux acteurs, qui ont partagé l’affiche du film « It Ends With Us », étaient présents en personne devant la magistrate fédérale Sarah L. Cave à Manhattan.
La dispute, qui a pris une tournure publique fin 2024, découle d’allégations de harcèlement sexuel et de création d’un environnement de travail hostile formulées par Lively contre Baldoni. L’actrice accuse également Baldoni d’avoir engagé un cabinet de relations publiques pour lancer une campagne de diffamation à son encontre.
« Nous sommes impatients de présenter notre dossier au tribunal », a déclaré Bryan Freedman, l’avocat de Baldoni, en quittant le palais de justice.
L’affaire, qui compte des centaines de documents et des milliers de pages de preuves, est devenue une bataille de réputation. Le juge Lewis Liman l’avait qualifiée de « querelle entre agences de relations publiques ».
Lively affirme avoir subi une détresse émotionnelle, de la honte et de l’embarras en raison de la prétendue campagne de dénigrement de Baldoni, qui aurait également eu un impact négatif sur sa carrière. Baldoni a nié toutes les accusations.
La saga judiciaire a connu plusieurs rebondissements. Baldoni avait initialement déposé une contre-plainte de 400 millions de dollars contre Lively, l’accusant de diffamation et d’extorsion, mais cette plainte a été rejetée. Il a également échoué dans une tentative de poursuite en diffamation contre le New York Times, qui avait révélé les accusations de Lively.
Des échanges de courriels et de messages texte récemment rendus publics ont révélé que Lively avait sollicité le soutien de célébrités telles que Taylor Swift, Ryan Reynolds (son mari), Jenny Slate, Matt Damon, Ben Affleck et Anna Wintour. Dans un message adressé à Swift en avril 2023, Lively lui demandait de faire l’éloge de son travail sur une scène clé du film, espérant ainsi influencer Baldoni. Swift avait répondu : « Je ferai n’importe quoi pour toi ! ».
L’affaire met en lumière les dynamiques de pouvoir et les enjeux de harcèlement dans l’industrie du divertissement. Les accusations de Lively interviennent dans un contexte mondial de prise de conscience accrue des violences sexuelles et des abus de pouvoir, notamment avec le mouvement #MeToo. Selon l’Organisation Internationale du Travail, 1 sur 3 femmes dans le monde a subi des violences sexuelles ou physiques, principalement de la part de leur partenaire intime.
Le procès, prévu pour le 18 mai, promet d’être un événement médiatique majeur, susceptible de soulever des questions importantes sur la responsabilité et la protection des victimes de harcèlement dans l’industrie cinématographique. L’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la manière dont les studios et les acteurs gèrent les conflits et protègent leurs employés.
