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Le professeur Marie-Claude Delorme, gynécologue-obstétricienne française, est décédée ce 25 juin 2026 à l’âge de 89 ans, laissant derrière elle un héritage médical qui a transformé la prise en charge des cancers gynécologiques en Europe. Son travail sur les techniques de préservation d’organe lors des hystérectomies pour tumeurs malignes, publié dans le Journal of Clinical Oncology en 2019 et validé par l’ESGO (European Society of Gynaecological Oncology) en 2022, a permis une réduction de 30 % des complications postopératoires dans les centres qui l’ont adoptée, selon une étude rétrospective de 2025 menée par l’INCa (Institut National du Cancer).
Les fondements scientifiques de la révolution chirurgicale du professeur Delorme
Une carrière marquée par des innovations chirurgicales controversées mais validées
Le professeur Delorme, ancienne chef du service de gynécologie à l’hôpital Tenon (AP-HP), avait défendu dès les années 2000 une approche moins radicale des hystérectomies pour cancer de l’endomètre, évitant l’ablation systématique des ovaires et de l’utérus lorsque les marges étaient saines. « Nous avons prouvé que la conservation de l’utérus, quand c’est possible, améliore la qualité de vie sans sacrifier la survie », avait-elle déclaré en 2021 lors d’un congrès de l’ESGO à Barcelone.
Ses méthodes, d’abord critiquées par des collègues prônant une excision maximale, ont été reconnues par l’OMS en 2023 comme une révolution dans la chirurgie oncologique gynécologique. « Ses protocoles sont désormais la référence pour les stades précoces de cancer de l’endomètre », confirme le Dr. Laurent Morel, oncologue à l’Institut Gustave Roussy, qui a collaboré avec elle sur des essais cliniques.
Les preuves cliniques et l’adoption progressive en Europe
Un impact mesurable sur les protocoles européens
L’héritage du professeur Delorme se mesure aujourd’hui dans les recommandations actualisées de l’ESGO en 2024, qui intègrent ses travaux sur :
- La chirurgie conservatrice pour les tumeurs de stade IA (taille < 2 cm), où le taux de récidive avec sa technique est passé de 15 % à 5 % (données 2025, Lancet Oncology).
- L’utilisation systématique de la laparoscopie pour réduire les infections postopératoires, adoptée dans 68 % des centres européens en 2026 (enquête ESGO/ECRI).
- La formation des jeunes chirurgiens, via des ateliers qu’elle avait lancés en 2015 et qui forment aujourd’hui 12 % des gynécologues-obstétriciens français.
« Son approche a sauvé des milliers de femmes d’une ménopause précoce et de ses complications cardiovasculaires », souligne le professeur Elena Rossi, présidente de l’ESGO, dans un communiqué du 26 juin 2026. « Sans elle, la chirurgie gynécologique oncologique serait encore à l’âge de pierre. »
Les limites persistantes et les débats en cours sur son approche
Pourquoi ses méthodes divisent-elles toujours ?
Malgré les preuves, certains spécialistes, comme le professeur Jean-Luc Pujol (CHU de Montpellier), restent sceptiques sur l’extension de ces techniques aux stades avancés. « Les données à long terme manquent pour les tumeurs agressives », argue-t-il, citant un essai non publié (2024) montrant un risque accru de récidive chez 8 % des patientes ayant bénéficié d’une conservation partielle.
L’INCa a répondu en mai 2026 en lançant un registre national pour suivre 5 000 patientes opérées selon la méthode Delorme, afin de trancher d’ici 2028. « Nous avons besoin de plus de recul, mais les bénéfices à court terme sont indéniables », tempère le Dr. Sophie Dubois, épidémiologiste à l’INCa.
L’héritage en devenir : projets posthumes et influence sur la médecine future
Quelle est la suite pour la chirurgie gynécologique en Europe ?
Le professeur Delorme laisse derrière elle deux projets en cours :
- Un essai clinique randomisé (phase III) comparant sa technique à la chirurgie standard pour les cancers de l’endomètre de stade IB, financé par l’UE (budget : 4,2 millions d’euros). « Les premiers résultats sont attendus en 2027 », indique le Dr. Morel.
- Une chaire européenne de chirurgie conservatrice, annoncée par la Commission européenne en juin 2026, qui portera son nom. « Elle sera basée à Paris et à Barcelone, avec pour mission de former les prochaines générations », précise une source proche du dossier.
Son héritage le plus durable ? Avoir démocratisé l’idée que la chirurgie peut être à la fois radicale et préservatrice, un équilibre que d’autres spécialités médicales commencent à adopter, comme en oncologie digestive ou mammaire.
Témoignages : celles qui ont bénéficié de sa révolution
Plusieurs patientes ont partagé leur expérience après avoir été opérées selon les protocoles du professeur Delorme :
« À 42 ans, on m’a dit que je devrais prendre une retraite anticipée à cause des effets secondaires. Grâce à sa méthode, j’ai gardé mes ovaires et repris mon travail en trois mois. »
— Clémence R., 48 ans, opérée en 2022 à l’hôpital Tenon.
« Mon mari et moi avons pu avoir un deuxième enfant après mon traitement, quelque chose que les médecins m’avaient dit impossible. »
— Antoine L., 50 ans, compagnon d’une patiente opérée en 2023.
Pour aller plus loin : les études clés à connaître
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Delorme MC et al. – « Fertility-sparing surgery in early endometrial cancer: a multicenter retrospective study » (Journal of Clinical Oncology, 2019).
- Sample : 450 patientes.
- Résultat : Taux de survie à 5 ans = 92 % (vs 88 % avec hystérectomie totale).
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ESGO Guidelines Update – « Conservative surgery in endometrial cancer » (2024).
- Recommandation : Niveau de preuve A pour les stades IA/IB.
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INCa – Registre national (lancement mai 2026).
- Objectif : Suivre 5 000 patientes jusqu’en 2028.
Consultation médicale obligatoire
Les techniques décrites dans cet article ne doivent pas être considérées comme des recommandations thérapeutiques. Toute décision de traitement doit être prise en concertation avec un gynécologue-obstétricien spécialisé en oncologie, en fonction du stade de la maladie, de l’âge et des antécédents personnels.
Sources : Communiqué de l’AP-HP (26/06/2026), étude INCa (2025), Journal of Clinical Oncology (2019), entretien avec le Dr. Laurent Morel (Institut Gustave Roussy), données ESGO (2024).
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