Le Japon, pionnier en matière d’inclusion des femmes, offre des leçons pour l’économie mondiale
WASHINGTON – Une nouvelle étude de la Banque mondiale révèle un constat alarmant : aucun des 190 pays analysés n’offre aux femmes les mêmes opportunités légales que les hommes, notamment en matière de sécurité, d’entrepreneuriat et de garde d’enfants. Les conséquences pour la croissance et l’emploi, particulièrement dans les économies en développement, sont considérables. Pourtant, un exemple se démarque : le Japon.
En 2012, face à un déclin démographique et à une stagnation économique, le Premier ministre japonais de l’époque, Shinzo Abe, a misé sur le potentiel des femmes. Son gouvernement a mis en œuvre une série de réformes ambitieuses, incluant l’expansion des services de garde d’enfants, l’amélioration des congés parentaux et des incitations fiscales pour les entreprises promouvant l’égalité des sexes.
Les résultats ont été significatifs. D’ici 2019, 2,5 millions de femmes supplémentaires étaient employées, le taux de participation des femmes au marché du travail a atteint 67 %, et l’insertion professionnelle des jeunes diplômées est devenue quasi universelle. Ces chiffres, issus d’une analyse de l’OCDE, démontrent clairement qu’éliminer les obstacles à la participation des femmes à la vie active stimule la croissance économique.
L’initiative d’Abe, souvent qualifiée de « Womenomics », souligne une vérité simple : l’égalité des sexes n’est pas seulement une question de justice sociale, mais aussi un impératif économique. La Banque mondiale souligne que les disparités juridiques persistantes entravent le développement économique mondial. Le cas japonais offre un modèle, bien que perfectible, pour d’autres nations cherchant à libérer le potentiel économique de la moitié de leur population.
L’expérience japonaise rappelle que des politiques ciblées, soutenues par des investissements dans des infrastructures essentielles comme la garde d’enfants, peuvent avoir un impact profond. Alors que le monde est confronté à des défis économiques croissants, l’inclusion des femmes apparaît comme une solution incontournable pour une croissance durable et inclusive.
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