L’appel poignant d’une mère brisée résonne à Washington : la sécurité aux frontières au cœur des préoccupations
Washington – L’histoire d’Angie Morfin, une mère américaine endeuillée, a touché le cœur de la capitale américaine. Son fils, Ruben, 13 ans, a été tué en 1990 par un membre d’un gang illégal mexicain. Aujourd’hui, elle implore l’administration actuelle de ne pas relâcher ses efforts en matière de contrôle aux frontières, un appel auquel la Maison Blanche a répondu en affirmant qu’elle ne modifierait pas la politique d’application des lois sur l’immigration mise en place par l’administration Trump.
Morfin a récemment partagé son chagrin avec The American Border Story, exprimant l’espoir que le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, entendra les “familles d’anges” et continuera à les soutenir. “Je pleure encore pour lui aujourd’hui, comme si c’était hier”, a-t-elle confié, rappelant le traumatisme de l’appel téléphonique annonçant la mort de son fils.
L’affaire de Ruben Morfin est un rappel brutal des conséquences tragiques de la criminalité liée à l’immigration illégale. Il a été abattu en Californie après avoir été pourchassé et touché par balle par Ezequiel Mariscal, un membre du gang Posole.
La Maison Blanche, par la voix de sa porte-parole Abigail Jackson, a réaffirmé son engagement envers la déportation des criminels illégaux qui mettent en danger les communautés américaines. Elle a également souligné que, grâce aux politiques d’application des lois sur l’immigration mises en œuvre par l’ancien président Trump, environ trois millions de personnes en situation irrégulière auraient quitté les États-Unis.
Lauren Bis, secrétaire adjointe par intérim du Département de la Sécurité intérieure (DHS), a exprimé son soutien à Morfin et aux autres familles touchées par des crimes commis par des personnes en situation irrégulière. Elle a souligné que près de 70 % des arrestations effectuées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) concernent des personnes accusées ou condamnées pour un crime aux États-Unis. Bis a déclaré que le DHS “cible les criminels illégaux dangereux pour éviter une autre tragédie évitable”.
L’appel de Morfin intervient alors que Mullin est soumis à un examen minutieux du Sénat dans le cadre de son processus de confirmation. Plusieurs sénateurs démocrates, ainsi que le sénateur républicain Rand Paul, ont exprimé des réserves quant à sa capacité à diriger le DHS. Mullin a cependant assuré qu’il protégerait tous les Américains, “autant dans son propre jardin en Oklahoma que dans tout le pays”.
Nicole Kiprilov, directrice exécutive de The American Border Story, une organisation de défense des victimes de crimes commis par des migrants, a salué l’engagement du DHS et a souligné l’importance de donner une voix aux familles touchées. Elle a également mentionné une récente collaboration avec l’ICE, le DHS et des membres du Congrès pour faire entendre les préoccupations de ces familles et promouvoir des changements politiques concrets.
L’histoire d’Angie Morfin est un témoignage poignant de la douleur et de la perte causées par la criminalité liée à l’immigration illégale. Elle met en lumière la nécessité d’un débat public éclairé sur les politiques de sécurité aux frontières et la protection des communautés américaines.
