Mohamed Salah a quitté le terrain en pleine forme malgré une blessure qui inquiète l’Égypte avant son match face à l’Australie. Le capitaine des Pharaons a été remplacé à la 57ᵉ minute du match nul 1-1 contre l’Iran (26 juin 2026), mais son entraîneur, Hassan Hassan, minimise les risques pour le duel décisif de la Coupe du Monde contre les Socceroos. “Nous ne savons pas encore la nature exacte de sa blessure, mais il a ressenti quelque chose et a demandé à sortir”, a expliqué Hassan Hassan, tout en assurant que son effectif de 26 joueurs reste “prêt à tout”.
Une blessure qui tombe mal pour Salah et l’Égypte
La sortie prématurée de Mohamed Salah lors du match contre l’Iran, qui a permis à l’Égypte de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, a relancé les questions sur sa disponibilité pour le match suivant contre l’Australie. Selon CNN Arabic, le joueur a souffert d’une douleur musculaire au niveau du mollet, une blessure moins grave qu’une déchirure mais suffisamment gênante pour justifier son remplacement par Ahmed Sayed (“Zizo”). Les examens médicaux, supervisés par le docteur Mahmoud Abou Elala, devraient confirmer l’étendue des dégâts d’ici à la rencontre contre l’Australie, programmée dans moins d’une semaine.

Hassan Hassan, l’entraîneur égyptien, a insisté sur le fait que son équipe reste solide malgré les absences. Trois joueurs clés – Salah, Ahmed Fetouh (autre blessure musculaire) et Mohamed Abdelmonem (contusion à la cheville) – sont touchés, mais le staff technique mise sur la profondeur du banc. “Nous avons 26 joueurs prêts, même si nous perdons six d’entre eux, nous avons encore une équipe complète”, a-t-il déclaré à Kooora. Une déclaration qui contraste avec les inquiétudes exprimées par certains supporters égyptiens, craignant une répétition des problèmes physiques rencontrés lors des qualifications.
Un Salah “libre mais organisé” : le secret de son efficacité tactique
Au-delà de la blessure, l’analyse tactique de Mohamed Salah révèle pourquoi l’Égypte compte autant sur lui. Dans une interview exclusive publiée par Al-Wasat, Hassan Hassan décrit Salah comme un joueur “libre mais organisé”, une combinaison rare qui explique son impact même en dehors de son club actuel. “Il a une liberté créative, mais il respecte le système. Quand un joueur comme lui croit en son entraîneur et que l’entraîneur croit en lui, cela crée une dynamique unique”, a-t-il expliqué.

Cette approche reflète une évolution dans la carrière de Salah, désormais âgé de 34 ans. Après des années à briller à Liverpool, son style s’est adapté pour correspondre aux exigences tactiques de l’équipe nationale. “Il n’aurait pas pu évoluer de cette manière s’il était resté plus longtemps en Europe”, a souligné Hassan Hassan. Une transition qui pourrait aussi préparer le terrain pour sa prochaine aventure post-Liverpool, où sa polyvalence sera un atout majeur.
L’Australie, un adversaire coriace malgré les défis égyptiens
Si l’Égypte a franchi une étape historique en se qualifiant pour les huitièmes de finale, le chemin vers les quarts de finale s’annonce semé d’embûches. L’Australie, future adversaire des Pharaons, est une équipe technique et physique, capable de tenir tête aux meilleures nations. Lors de leur dernier match de poule contre l’Uruguay, les Socceroos ont démontré leur capacité à gérer les matchs serrés (victoire 2-1).
Pour Hassan Hassan, la clé réside dans l’adaptation mentale. “Nous avons déjà surmonté des défis similaires lors des qualifications, et nous avons appris à gérer les blessures. L’important est de rester concentrés”, a-t-il insisté. Une approche qui rappelle les mots de Salah après le match contre l’Iran :
« الحمد لله على الصعود، وكدنا أن نصبح متصدرين للمجموعة بفارق الأهداف »
Mohamed Salah, après le match nul 1-1 contre l’Iran (via <a href="https://www.kooora.
Cette victoire symbolique – même si elle n’a pas suffi pour dominer le groupe – montre que l’Égypte a les moyens de surprendre. Cependant, le défi face à l’Australie sera différent : une équipe plus expérimentée, avec des joueurs comme Mathew Leckie (29 ans, 43 sélections) et Jackson Irvine (28 ans, 50 sélections), qui connaissent bien les enjeux des phases à élimination directe.
Quels sont les risques pour l’Égypte ?
Trois facteurs pourraient peser sur la performance égyptienne :

- Les blessures accumulées : En plus de Salah, Ahmed Fetouh (défenseur central) et Mohamed Abdelmonem (latéral droit) sont indisponibles. Leur remplacement pourrait affaiblir la défense égyptienne, déjà critiquée lors des qualifications.
- L’absence de Mohamed El Shenawy : Le gardien titulaire, suspendu pour accumulation de cartons jaunes, sera remplacé par Mustafa Shoubir, moins expérimenté en grands tournois.
- La pression psychologique : Après des années de qualifications difficiles, l’Égypte affronte son premier match à élimination directe de son histoire en Coupe du Monde. La gestion de cette charge mentale sera cruciale.
Pourtant, Hassan Hassan reste optimiste, soulignant la résilience de son groupe. “Nous avons déjà prouvé que nous pouvons gagner avec des joueurs blessés. L’Australie est forte, mais nous aussi”, a-t-il déclaré. Une confiance qui se base sur les performances récentes : l’Égypte a battu la Nouvelle-Zélande 3-1 lors de son premier match, avec Salah auteur d’un but et d’une passe décisive.
Et après l’Australie ? Les scénarios pour l’Égypte
Si l’Égypte l’emporte contre l’Australie, elle affrontera soit le Pays de Galles (si celui-ci bat l’Espagne), soit l’Espagne elle-même (si les Gallois perdent). Les deux équipes sont des adversaires redoutables : l’Espagne, championne d’Europe en titre, et le Pays de Galles, surprenant lors de cette Coupe du Monde.
Dans le pire des cas – une défaite contre l’Australie – l’Égypte pourrait encore se qualifier pour les huitièmes de finale si l’Espagne perd contre le Pays de Galles. Mais avec seulement trois points en trois matchs (victoire contre la Nouvelle-Zélande, nul contre l’Iran, défaite contre l’Espagne), chaque rencontre compte.
Une chose est sûre : quel que soit le résultat, ce parcours historique marquera l’histoire du football africain. Pour Hassan Hassan, l’objectif reste clair : “Nous voulons aller le plus loin possible, et nous savons que chaque match est une nouvelle opportunité.” Une détermination qui rappelle pourquoi les supporters égyptiens, malgré les doutes, restent plus que jamais derrière leur équipe.
Le match contre l’Australie aura lieu le 3 juillet 2026 à Seattle, aux États-Unis. Une rencontre qui pourrait écrire une nouvelle page pour le football égyptien.
<!– /wp:paragraph The result secured Egypt's place in the next round, marking a significant milestone in their World Cup campaign.Find more reporting in our Sports section.
