Le 22 juin 2026 – Un ascète hindou, membre d’un ordre extrémiste, tente depuis 2021 de tenir debout pendant 12 ans sans jamais s’asseoir ni se coucher. Ses jambes, déjà noires et gonflées, risquent l’amputation.
Un moine hindou de 50 ans, identifié sous le nom de Daulat Giri Ji Maharaj, pousse son corps à la limite depuis cinq ans dans une quête spirituelle extrême : rester debout en permanence, sans jamais s’asseoir ni se coucher, pendant une période de 12 ans. Son corps paie le prix fort. Ses jambes, déjà noires et déformées par la gangrène, pourraient bientôt nécessiter une amputation, selon des rapports médicaux cités par plusieurs médias. Pourtant, malgré les avertissements des experts et les risques vitaux, il refuse d’abandonner son vœu, convaincu que cette souffrance physique est le prix à payer pour atteindre une illumination divine.
Un vœu mortifère : pourquoi ce moine défie les limites du corps humain
Le moine, affilié à la secte Khareshwari – connue sous le nom de « Standing Babas » (les « saints debout ») –, a choisi cette pratique comme forme de pénitence et de purification. Selon des images diffusées par HK01, il dort suspendu à des cordes ou des sangles pour éviter de s’allonger, et se déplace avec l’aide de béquilles rudimentaires. Son corps, privé de mouvement pendant des années, souffre d’une circulation sanguine catastrophique : ses jambes, gonflées et couvertes de plaies noires, montrent les signes d’une nécrose avancée.

Les médecins, cités par Mirror Media, expliquent que cette position statique prolongée provoque une pression veineuse extrême dans les membres inférieurs. Sans contraction musculaire pour pomper le sang vers le cœur, les fluides s’accumulent, provoquant œdèmes, douleurs atroces et, à terme, des lésions irréversibles. Les tissus, privés d’oxygène, noircissent et meurent. Pourtant, malgré ces risques, Daulat Giri refuse toute interruption. Pour lui, cette souffrance physique est un moyen d’accéder à une grâce divine – une croyance partagée par son ordre, qui voit dans cette endurance une preuve de dévotion absolue à Shiva, le dieu hindou de la destruction et de la régénération.
Les conséquences médicales : entre gangrène et risque vital
Les images et témoignages recueillis par la police taiwanaise montrent un homme dont les jambes, autrefois saines, ressemblent désormais à des troncs d’arbre noueux et pourris. Les plaies, ouvertes et suintantes, résistent aux traitements locaux appliqués par les moines de son temple. Les experts estiment que, sans changement radical, la nécrose pourrait s’étendre jusqu’aux genoux, rendant toute sauvegarde impossible.

Un médecin interrogé par Mirror Media a comparé son état à celui des patients atteints de maladie veineuse chronique sévère, souvent observés après des années d’immobilisation forcée. « La peau devient dure comme du cuir, les veines éclatent, et les bactéries s’infiltrent par les micro-fractures », explique-t-il. Dans les cas les plus graves, comme celui-ci, la seule issue est l’amputation. Pourtant, Daulat Giri, interrogé indirectement via des disciples, maintient que son corps est un « instrument sacré » et que la douleur n’est qu’une étape vers l’éveil spirituel.
Une pratique religieuse controversée : entre foi et sacrifice extrême
La secte Khareshwari, active dans le nord de l’Inde, est connue pour ses pratiques ascétiques radicales. Ses membres, souvent appelés « Standing Babas », passent des années debout sur des plateformes ou des rochers, refusant toute forme de confort matériel. Pour eux, la souffrance physique est un moyen de purifier l’âme et de se rapprocher des dieux. Pourtant, cette dévotion extrême soulève des questions éthiques : jusqu’où peut-on pousser son corps au nom de la foi ?
Des anthropologues, cités par HK01, soulignent que ces pratiques, bien que rares, existent depuis des siècles dans certaines branches de l’hindouisme. Cependant, la durée et l’intensité de l’effort de Daulat Giri dépassent tout ce qui a été documenté. « Aucun cas connu ne combine une telle durée et un niveau de dégradation physique aussi avancé », précise un chercheur spécialisé dans les cultes extrêmes.
Que se passera-t-il ensuite ? Les scénarios possibles
Trois issues se dessinent pour Daulat Giri :
- L’amputation : Si la gangrène progresse, les médecins pourraient être contraints d’intervenir pour sauver sa vie. Une décision qui irait à l’encontre de son vœu de ne jamais « toucher le sol » autrement qu’en position debout.
- L’abandon du vœu : Une possibilité improbable, mais pas impossible. Certains ascètes, face à des souffrances insupportables, ont rompu leurs serments. Cependant, les témoignages recueillis par la police taiwanaise suggèrent que Daulat Giri reste déterminé à tenir jusqu’au bout.
- La mort : Le scénario le plus redouté. Sans intervention médicale radicale, son état pourrait empirer jusqu’à un arrêt cardiaque ou une septicémie généralisée.
Son cas soulève aussi des questions sur le rôle des autorités religieuses. Faut-il intervenir pour protéger un fidèle, même si cela signifie briser son serment ? Les temples de la secte Khareshwari refusent jusqu’à présent tout commentaire officiel, mais des rumeurs évoquent des pressions internes pour trouver une solution avant que la situation ne devienne irréversible.
Un phénomène qui dépasse l’Inde : pourquoi ce cas fascine (et inquiète)
L’histoire de Daulat Giri résonne bien au-delà des frontières indiennes. Elle interroge sur les limites du corps humain, mais aussi sur la frontière entre dévotion et autodestruction. Des cas similaires, bien que moins extrêmes, ont été documentés dans d’autres traditions religieuses, comme chez certains moines bouddhistes ou chrétiens qui pratiquent le jeûne extrême. Pourtant, aucun n’a poussé son corps à un point aussi critique.

Pour les experts en santé publique, ce cas illustre aussi les dangers des pratiques ascétiques non supervisées. « Sans suivi médical, ces défis physiques peuvent tourner au drame », avertit un cardiologue cité par Mirror Media. En Inde, où les soins médicaux restent inaccessibles pour une partie de la population, des centaines de fidèles pourraient être tentés de reproduire ces expériences – avec des conséquences potentiellement mortelles.
Alors que Daulat Giri approche de la moitié de son vœu, une question persiste : jusqu’où ira-t-il ? Son corps, déjà au bord de l’effondrement, tiendra-t-il jusqu’en 2033 ? Ou bien cette quête spirituelle, devenue physique, se terminera-t-elle dans un lit d’hôpital, entre la vie et la mort ?
* Ce reportage s’appuie sur des images et témoignages recueillis par HK01, la police taiwanaise et Mirror Media.
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