Hausse suspecte des contrats à terme sur le pétrole coïncide avec le report des frappes américaines en Iran
WASHINGTON – Une augmentation inhabituelle du volume des échanges de contrats à terme sur le pétrole lundi matin a soulevé des inquiétudes quant à un possible délit d’initié, quelques minutes seulement avant que le président Trump n’annonce le report de frappes contre des infrastructures énergétiques iraniennes.
L’annonce du report, initialement prévue pour la nuit de dimanche à lundi, a été faite par le président Trump lui-même, lui donnant à l’Iran "une dernière chance" de mettre fin à ses menaces. Cette décision intervient après des tensions croissantes entre les deux pays, notamment suite à la destruction de drones américains revendiquée par l’Iran.
L’activité inhabituelle sur les marchés pétroliers a immédiatement attiré l’attention des observateurs. Jill Schlesinger, analyste économique pour CBS News, a souligné la coïncidence troublante entre le pic des échanges et l’annonce présidentielle. Une enquête est-elle en cours ? Aucune information n’a filtré à ce sujet.
Cette situation intervient alors que les États-Unis et l’Iran sont engagés dans un dialogue indirect, selon un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères cité par CBS News. Washington aurait transmis un message à Téhéran par l’intermédiaire de médiateurs, ouvrant potentiellement la voie à des négociations directes.
Le président Trump avait initialement menacé de répondre avec force à toute agression iranienne, notamment en ciblant des installations énergétiques clés. Le report de ces frappes, bien que présenté comme une opportunité pour l’Iran, témoigne d’une certaine prudence de la part de l’administration américaine.
La situation reste volatile et l’impact potentiel sur les marchés énergétiques mondiaux est considérable. Les investisseurs et les analystes surveillent de près l’évolution de la situation, craignant une nouvelle escalade des tensions dans la région.
