Cardi B contre-attaque après des accusations impliquant son agent dans une controverse sur des bots pro-Nicki Minaj
NEW YORK (AP) – Cardi B s’est vivement défendue après qu’Alex Bruesewitz, un conseiller de Donald Trump, l’ait mêlée à un débat en ligne concernant l’utilisation potentielle de robots pour amplifier le soutien politique de Nicki Minaj. L’altercation, qui s’est déroulée sur la plateforme X (anciennement Twitter), met en lumière les tensions croissantes entre les deux rappeuses et l’implication de figures politiques dans les dynamiques des réseaux sociaux.
Tout a commencé après la publication d’une étude par le journaliste de Politico Jason Beeferman, basée sur les recherches de la société Cyabra. Cette étude suggérait qu’environ 33% des comptes interagissant avec les publications conservatrices de Nicki Minaj au cours des deux derniers mois étaient des robots, laissant entendre une possible manipulation artificielle de son engagement en ligne.
Bruesewitz a contesté la crédibilité de ce rapport, affirmant sur X que Beeferman n’avait pas divulgué le partenariat entre Cyabra et Mike G, l’agent de Cardi B. Il a qualifié cette omission d’"inappropriée" et a directement interpellé Cardi B.
La réponse de Cardi B n’a pas tardé. Elle a non seulement republié une déclaration de Mike G, soulignant que son implication dans Cyabra n’avait aucun lien avec elle, mais elle a également engagé une vive discussion avec Bruesewitz. "Vous m’avez impliquée et dérangée sans raison", a-t-elle écrit, menaçant même de le poursuivre en justice. "Pourquoi ne répondez-vous pas au fait que ce sont des données réelles ??"
Bruesewitz a répliqué, minimisant l’importance de l’utilisation de robots par Minaj et exprimant des doutes sur la validité des données de Cyabra en raison de ses liens avec des personnes associées à Cardi B.
Cardi B a contre-attaqué, soulignant que Bruesewitz ne remettait pas en question les autres investisseurs et clients de Cyabra, mais se concentrait uniquement sur les liens avec son entourage. Elle a également mis en perspective la situation, notant qu’elle était en pleine tournée à guichets fermés et qu’elle n’était pas concernée par les querelles politiques. "L’Amérique a tellement de problèmes, les entreprises ferment, les propriétaires baissent les prix de leurs maisons, les taux d’intérêt sont élevés… pourtant, un conseiller de Trump se dispute sur Twitter avec une rappeuse", a-t-elle déclaré.
Bruesewitz a affirmé à Billboard qu’il avait simplement souligné le lien entre l’agent de Cardi B et Cyabra, sans l’accuser d’implication personnelle dans le rapport. Son avocat, Joe McBride, a ajouté que la relation entre Mike G et Cyabra aurait dû être divulguée en raison de la rivalité bien connue entre les deux rappeuses. Il a également souligné que l’idée que Nicki Minaj ait besoin d’acheter des robots pour booster son engagement est "ridicule", compte tenu de son statut de rappeuse la plus titrée de tous les temps.
Cette controverse intervient alors que Nicki Minaj s’engage de plus en plus dans le paysage conservateur, affichant son soutien à Donald Trump et participant à des événements politiques. Cardi B, quant à elle, a toujours été une voix libérale et critique envers Trump. L’incident souligne la polarisation croissante de la culture populaire et l’influence des réseaux sociaux sur le discours politique.
Billboard a contacté les représentants de Cardi B, Nicki Minaj et Politico pour obtenir des commentaires supplémentaires.
