Mercredi 15 juillet 2026, Elon Musk a annoncé que le code source de X deviendrait public après un audit de sécurité, promettant une transparence totale. Cette déclaration survient 48 heures après qu’un chercheur a révélé que l’outil Grok Build aspirait indûment des données de développeurs vers les serveurs de xAI.
L’affaire Grok Build : le catalyseur de la promesse
Le 12 juillet 2026, la méfiance a pris le pas sur la communication habituelle de la plateforme. Un chercheur en sécurité, opérant sous le pseudonyme Cereblab, a publié une analyse technique démontrant que l’outil en ligne de commande Grok Build (version 0.2.93) ne se contentait pas de fonctionner localement.

Le volume de données transférées a été jugé disproportionné, dépassant de 27 800 fois ce qui était strictement nécessaire au fonctionnement du modèle. Plus inquiétant encore pour les utilisateurs, l’option permettant de désactiver l’amélioration du modèle ne semblait avoir aucun effet réel sur ces transferts. Après que l’affaire a été portée sur le devant de la scène via Hacker News le 14 juillet, Sam Altman, PDG d’OpenAI, a qualifié la situation de inquiétant
.
La promesse d’une transparence totale sur le code
En réponse directe à ce scandale, Elon Musk a affirmé sur X : Once we have completed our review for security vulnerabilities, we will make the entire codebase of 𝕏 open source, with no exceptions.
Le propriétaire du réseau social a également précisé qu’il inviterait des auditeurs tiers pour vérifier que le code publié correspond bien aux systèmes en exploitation. Cette promesse, formulée le 15 juillet, insiste sur l’absence totale de réserve : sans aucune exception
.

Il s’agit de la troisième annonce de ce type en quelques années. En mars 2023, une version partielle de l’algorithme de recommandation avait été partagée sur GitHub, avant de tomber dans l’oubli. En janvier 2026, Musk avait réitéré son engagement, promettant des mises à jour mensuelles du code algorithmique. Si l’algorithme propulsé par Grok a bien été rendu public le 20 janvier 2026, le rythme de rafraîchissement quadri-hebdomadaire promis n’a jamais été tenu.
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L’essor des outils open source face aux pratiques opaques
Alors que la transparence des grandes plateformes est remise en cause, d’autres initiatives tentent de redonner le contrôle aux utilisateurs. C’est le cas de l’extension de navigateur Knockoff, qui s’attaque à la prolifération de marques fantômes sur Amazon. Contrairement à l’opacité entourant l’outil Grok Build, Knockoff prône une transparence radicale.
Comme l’explique le média spécialisé, l’extension fonctionne localement sans collecter de données, hormis une mise à jour quotidienne de sa liste de marques. Le projet est distribué sous une licence Fair Source (FSL-1.1-MIT)
, convertible en licence MIT après deux ans, rendant le code entièrement lisible et modifiable par la communauté.
| Caractéristique | Grok Build (X/xAI) | Knockoff (Extension) |
|---|---|---|
| Code source | Promis comme “open source” | Oui (Licence FSL-1.1-MIT) |
| Collecte de données | Contestée (transfert vers xAI) | Aucune (traitement local) |
| Transparence | Audit tiers annoncé | Code lisible sans compilation |
Les enjeux de l’audit et de la confiance
Si la promesse d’Elon Musk de rendre X open source devait aboutir, la plateforme deviendrait la première grande entité sociale à ouvrir ses entrailles logicielles à ce point. Toutefois, l’absence d’audit indépendant confirmant la purge effective des données collectées par l’outil Grok Build laisse planer un doute persistant. Pour l’heure, les utilisateurs attendent de voir si cette troisième annonce se transformera en une véritable ouverture ou si elle restera, comme les précédentes, une simple manœuvre de gestion de crise.

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