Le sélectionneur du المنتخب السعودي, Giorgos Donis, a officiellement dévoilé ce lundi 1er juin 2026 sa liste de 26 joueurs retenus pour la Coupe du Monde 2026. Cette sélection finale, qui marque le début d’une nouvelle ère sous la direction du technicien grec, confirme l’éviction de cinq joueurs majeurs ayant participé aux récents stages de préparation.
Une sélection finale sous le signe du renouveau
La publication de la liste définitive par Giorgos Donis, relayée par CNN Arabic, met fin à plusieurs semaines de spéculations au sein de la sphère sportive saoudienne. Après avoir succédé au Français Hervé Renard le mois dernier, le nouveau patron des “Faucons” a dû opérer des choix difficiles pour structurer un groupe capable de rivaliser dans le groupe H, aux côtés de l’Espagne, de l’Uruguay et du Cap-Vert. Le tirage au sort place l’Arabie saoudite dans une position d’outsider, avec une confrontation inaugurale prévue le 15 juin face à l’Espagne au Hard Rock Stadium de Miami, un test de haut niveau pour valider les ajustements tactiques opérés par Donis en un temps record.

Les cinq joueurs écartés de cette liste des 26 sont les gardiens Abdulrahman Al-Sanbi et Abdulquddus Atiah, ainsi que les défenseurs Zakaria Hawsawi et Saleh Abu Al-Shamat, rejoints par l’attaquant Abdullah Al-Salem. Comme le souligne عكاظ, ces exclusions ont suscité une vive réaction parmi les supporters, particulièrement concernant Abu Al-Shamat et Hawsawi, dont les performances tout au long de la saison laissaient présager une place dans le groupe final. L’absence de Hawsawi, en particulier, prive le groupe d’une option polyvalente sur le flanc gauche, forçant Donis à s’appuyer davantage sur Moteb Al-Harbi pour assurer la couverture défensive et l’apport offensif dans les couloirs.
La gestion prudente des effectifs en marge du Mondial
Bien qu’exclus de la liste officielle des 26, Abdullah Al-Salem, Abdulrahman Al-Sanbi et Abdulquddus Atiah ne quittent pas pour autant l’orbite de l’équipe nationale. Selon les informations rapportées par Kooora, le staff technique a décidé de les maintenir au sein du camp d’entraînement. Cette mesure préventive est justifiée par l’état de santé précaire de plusieurs cadres, notamment en défense centrale où Hassan Tambakti suit un protocole spécifique pour une gêne musculaire récurrente. Le staff médical surveille quotidiennement son évolution, et la présence des joueurs “réservistes” permet à Donis de maintenir une intensité compétitive lors des séances d’entraînement sans risquer d’aggraver les blessures des titulaires.

Cette décision tactique s’appuie sur la flexibilité offerte par le règlement de la FIFA pour cette édition 2026. Les règlements permettent en effet le remplacement d’un joueur inscrit sur la liste définitive jusqu’à 24 heures avant le premier match, en cas de blessure constatée empêchant la participation. Pour les gardiens de but, cette marge de manœuvre est encore plus large, autorisant un remplacement à tout moment en cas d’incapacité physique avérée durant le tournoi. Cette sécurité réglementaire est cruciale pour le staff saoudien, conscient que la densité physique du groupe H — dominé par l’impact athlétique des joueurs uruguayens — pourrait entraîner des pépins physiques imprévus.
Un calendrier de préparation sous haute tension
Le contexte est exigeant pour Giorgos Donis, qui a pris ses fonctions dans un climat de résultats décevants. Le match amical disputé samedi dernier contre l’Équateur, soldé par une défaite 1-2 au stade « سبورتس إليستريتد » dans le New Jersey, a illustré les défis auxquels l’équipe fait face. Malgré une réduction du score par le remplaçant Sultan Mandash à la 87e minute, l’équipe a montré des lacunes défensives et une transition encore perfectible. Donis a déclaré en conférence de presse post-match que “le manque de concentration dans les quinze premières minutes a coûté cher face à une équipe qui punit la moindre erreur de placement”, soulignant la nécessité d’une rigueur tactique accrue.

Le travail ne s’arrête pas là pour les Saoudiens, qui ont programmé deux rencontres amicales supplémentaires avant le coup d’envoi du tournoi mondial. Le 5 juin, ils affronteront Porto Rico, une opposition destinée à travailler la possession et la construction offensive. Ils se mesureront ensuite au Sénégal, le 9 juin, au Texas, un adversaire choisi pour son profil physique proche de celui des nations africaines mais aussi pour simuler la dureté des duels attendus face à l’Uruguay. Ces ultimes répétitions seront déterminantes pour stabiliser le onze type avant d’entrer dans le vif du sujet face à l’Espagne et à l’Uruguay. Le staff espère que ces matchs permettront de valider la forme de Salem Al-Dawsari, pièce maîtresse du dispositif offensif, dont le temps de jeu a été limité en club cette fin de saison en raison de fatigue accumulée.
La liste des 26 joueurs retenus se compose comme suit :
- Gardiens : Nawaf Al-Aqidi, Mohammed Al-Owais, Ahmed Al-Kassar.
- Défenseurs : Hassan Tambakti, Jihad Zakri, Abdulilah Al-Amri, Ali Lajami, Hassan Kadish, Mohammed Abu Al-Shamat, Ali Majrashi, Nawaf Boushal, Saud Abdulhamid, Moteb Al-Harbi.
- Milieux : Abdullah Al-Khaibari, Ziyad Al-Juhani, Nasser Al-Dawsari, Musab Al-Juwayr, Alaa Al-Haji, Salem Al-Dawsari, Ayman Yahya, Sultan Mandash, Mohamed Kanno, Khalid Al-Ghannam.
- Attaquants : Saleh Al-Shehri, Abdullah Al-Hamdan, Firas Al-Buraikan.
Alors que la pression monte, la capacité de Donis à intégrer ses choix tactiques dans un groupe en reconstruction sera l’élément clé de la campagne saoudienne. La présence de joueurs expérimentés, notamment Mohamed Kanno dans l’entrejeu, aux côtés de nouveaux talents comme Musab Al-Juwayr, suggère une volonté d’équilibre entre solidité défensive et créativité. L’objectif immédiat reste l’obtention de points précieux pour espérer une qualification historique, dans un groupe où le moindre faux pas contre le Cap-Vert pourrait condamner les espoirs de passage en phase à élimination directe. Le temps presse avant le premier coup de sifflet officiel en Amérique du Nord, et chaque séance d’entraînement est désormais dirigée vers l’optimisation de la cohésion d’un groupe qui doit prouver sa valeur face à des nations de premier plan mondial.
