Cisjordanie : La récolte d’olives, pilier de l’économie palestinienne, sabotée par la violence
Cisjordanie – La fragile trêve à Gaza ne masque pas l’escalade de la violence en Cisjordanie, où la récolte d’olives, source de revenus vitale pour des dizaines de milliers de Palestiniens, est systématiquement perturbée par des attaques de colons israéliens et de l’armée.
Selon la Commission palestinienne pour le Mur et les colonies,depuis le début de la saison de récolte en août,141 agressions ont été menées par des colons,auxquelles s’ajoutent 14 actions directes de l’armée israélienne contre les agriculteurs et leurs oliveraies. Le bilan est alarmant : 48 728 arbres ont été détruits ou endommagés, dont 37 237 oliviers.
ces attaques interviennent alors que le parlement israélien a entamé la procédure d’annexion illégale de territoires palestiniens, une initiative même désapprouvée par les États-Unis, principal allié d’Israël.
La récolte d’olives représente bien plus qu’une activité économique pour les Palestiniens. Elle est profondément ancrée dans leur culture et leur identité, et constitue le principal moyen de subsistance pour de nombreuses familles. Roland Friedrich, directeur des Affaires de l’UNRWA en Cisjordanie, souligne l’importance cruciale de cette récolte pour la population locale.
Contexte et enjeux :
L’olivier est un arbre emblématique du paysage palestinien,cultivé depuis des siècles. La production d’huile d’olive est une tradition séculaire et une composante essentielle de l’économie locale. La destruction des oliviers, souvent perpétrée dans le cadre de la politique de colonisation israélienne, a des conséquences désastreuses sur les moyens de subsistance des Palestiniens et menace leur lien avec la terre.
La situation en Cisjordanie est exacerbée par l’expansion continue des colonies israéliennes, considérées comme illégales par le droit international. Ces colonies empiètent sur les terres palestiniennes, limitant l’accès des agriculteurs à leurs oliveraies et créant des tensions avec les populations locales.
La destruction des récoltes et des arbres fruitiers est une forme de violence économique qui contribue à la détérioration de la situation humanitaire en Cisjordanie et à l’aggravation du conflit israélo-palestinien.
