La Fédération Internationale du Diabète (IDF) a officiellement reconnu le diabète de type 5 comme une forme distincte de la maladie en 2025. Cette pathologie, liée à une malnutrition chronique sévère, a fait l’objet d’une session dédiée lors du dernier congrès de l’Association américaine du diabète, confirmant son existence après des décennies d’incertitude médicale.
L’origine du diabète de type 5 : une tragédie de la croissance

- Type 1 : Le système immunitaire détruit les cellules du pancréas.
- Type 2 : Le corps devient résistant à l’insuline, souvent lié à l’obésité.
- Type 5 : Le pancréas est physiquement sous-développé à cause de la faim.
Un diagnostic complexe et un risque mortel de surdosage

De la Jamaïque aux données de l’étude YODA
| Date | Statut de la reconnaissance |
|---|---|
| 1985 | Inclus dans la classification de l’OMS comme « diabète lié à la malnutrition ». |
| 1999 | Exclu des classificateurs par manque de données scientifiques. |
| 2022 | Reprise des preuves liant le déficit de sécrétion d’insuline à la malnutrition. |
| 2025 | Reconnaissance officielle par la Fédération Internationale du Diabète (IDF). |
L’impact global et les perspectives de traitement
L’enjeu est massif : le nombre d’adultes diabétiques dans le monde a quadruplé en 35 ans pour dépasser les 800 millions, d’après The Lancet. L’intégration du type 5 suggère que le nombre de malades est encore plus élevé que prévu. Le traitement du type 5 ne peut se limiter aux protocoles classiques. Les patients peuvent nécessiter des médicaments hypoglycémiants ou des doses d’insuline très faibles et précisément ajustées. Pour établir le diagnostic, les médecins doivent désormais évaluer non seulement le taux de glucose, mais aussi la capacité réelle du pancréas à sécréter de l’insuline, tout en analysant les antécédents nutritionnels du patient, y compris durant la période intra-utérine. L’identification de ce « cinquième élément » oblige la communauté médicale à repenser la prise en charge du diabète dans les zones de précarité alimentaire, où la maladie n’est plus seulement une question de génétique ou de mode de vie, mais une cicatrice biologique de la faim. Note : Cet article est fourni à titre informatif. Veuillez consulter votre professionnel de santé pour tout diagnostic ou traitement médical.Find more reporting in our Santé section.

