Marine française saisit plus de 4 tonnes de cocaïne dans le Pacifique et les Caraïbes
PARIS – La marine française a réalisé deux importantes saisies de cocaïne, interceptant plus de quatre tonnes de drogue dans le Pacifique Sud et près de 700 kilogrammes dans la mer des Caraïbes, a annoncé jeudi la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Ces opérations soulignent l’engagement croissant de la France dans la lutte contre le trafic de drogue transnationaux, particulièrement dans des zones stratégiques de l’océan Indien et du Pacifique.
La plus importante saisie, 4,24 tonnes de cocaïne, a été effectuée dans le Pacifique, au large de la Polynésie française. Le navire, originaire d’Amérique centrale et soupçonné de se diriger vers l’Afrique du Sud, a été intercepté par la marine française. Selon un communiqué de la Haute-commission de la Polynésie française, la cargaison a été détruite en mer, loin des zones économiques et des aires marines protégées de l’archipel.
“La vigilance et le professionnalisme de nos armées ont permis de déjouer un réseau de trafic mondialisé”, a déclaré Vautrin sur X (anciennement Twitter), accompagnant son message de photos de l’opération.
[Intégrer ici le tweet de Catherine Vautrin : https://x.com/CaVautrin/status/2019351399109107762]
Une autre saisie, plus modeste mais significative, a permis d’intercepter un bateau transportant 678 kilogrammes de cocaïne dans la mer des Caraïbes. La drogue a été remise aux autorités barbadiennes.
[Intégrer ici le tweet de Catherine Vautrin : https://x.com/CaVautrin/status/2019311964153921605]
Ces saisies interviennent après une opération similaire le mois dernier, au cours de laquelle la marine française a saisi près de cinq tonnes de cocaïne, probablement destinée à l’Australie, au large de la Polynésie française.
L’augmentation du trafic de drogue dans le Pacifique est une préoccupation croissante pour les Nations Unies, qui ont constaté une expansion de la présence de groupes criminels organisés impliqués dans le trafic de cocaïne et de méthamphétamine dans la région. Selon l’ONU, de grandes quantités de drogues sont transportées d’Amérique du Nord et du Sud vers les marchés australiens et néo-zélandais, faisant de la Polynésie française une zone de transit stratégique.
Bien que la Polynésie française ne soit pas une cible principale pour le trafic de drogue en raison de sa petite population (environ 280 000 habitants), elle est directement affectée par la consommation importante de méthamphétamine.
Le navire intercepté dans le Pacifique et son équipage ont été relâchés conformément au droit international, a précisé la Haute-commission. Le parquet local a choisi de ne pas engager de poursuites, estimant qu’une affaire de trafic de drogue non destinée à la Polynésie française alourdirait inutilement la charge de travail du tribunal local.
Ces opérations soulignent l’importance de la coopération internationale et de la présence navale dans la lutte contre le trafic de drogue, un fléau qui menace la sécurité et la stabilité des régions touchées. La France, avec ses territoires d’outre-mer stratégiquement situés, joue un rôle clé dans cette lutte.
