Percée médicale : Un nouveau test pourrait diagnostiquer les infections sanguines en moins de deux heures
Stockholm, suède – Une équipe de chercheurs suédois a développé une nouvelle méthode de diagnostic des infections sanguines, potentiellement capable de réduire le temps d’attente des résultats de plusieurs jours à seulement deux heures. cette avancée, publiée dans NPJ Digital Medicine, pourrait révolutionner la prise en charge des patients atteints de septicémie, une urgence médicale grave.
Actuellement, l’identification de l’agent pathogène responsable d’une infection sanguine et la détermination de l’antibiotique approprié peuvent prendre jusqu’à quatre jours.Ce délai crucial peut avoir des conséquences fatales pour les patients.La nouvelle technique vise à accélérer considérablement ce processus.
Le système utilise une technique de “centrifugation intelligente” pour séparer les bactéries des cellules sanguines, créant un liquide clair contenant uniquement les bactéries. Ce liquide est ensuite analysé sur une micropuce dotée de pièges qui capturent les bactéries. Une imagerie microscopique en accéléré, analysée par un logiciel d’apprentissage automatique, permet de détecter rapidement la présence et la croissance des bactéries.
Les tests initiaux ont démontré une détection réussie de trois bactéries couramment impliquées dans les infections sanguines : E. coli, K. pneumoniae et E. faecalis, même à de faibles concentrations.
Comprendre la septicémie : une menace silencieuse
La septicémie, ou infection généralisée, survient lorsque la réponse du corps à une infection devient incontrôlable, entraînant des dommages aux organes et potentiellement la mort.Elle est causée par une infection, souvent bactérienne, mais peut également être virale ou fongique. Les symptômes peuvent être vagues au début, incluant fièvre, frissons, confusion et respiration rapide. Un diagnostic et un traitement rapides sont essentiels pour améliorer les chances de survie.
Les défis à venir
Bien que prometteuse, la technique n’est pas encore parfaite.Les chercheurs ont constaté des difficultés à détecter Staphylococcus aureus, une bactérie qui a tendance à se cacher dans les caillots sanguins. Des travaux sont en cours pour résoudre ce problème et étendre l’efficacité du test à un plus large éventail de bactéries.
cette recherche, fruit d’une collaboration entre le KTH Royal Institute of Technology et l’Université d’Uppsala, représente une étape importante dans la lutte contre la septicémie et pourrait, à terme, sauver de nombreuses vies. L’équipe continue de perfectionner la méthode et espère la rendre accessible aux hôpitaux dans un avenir proche.
