Le Pérou a été le théâtre de deux événements sismiques distincts ces derniers jours, attirant l’attention des autorités et de la population. Un séisme de magnitude 5,2 a frappé le département d’Áncash, tandis qu’un tremblement de terre de magnitude 4,3 a été ressenti à Lima, marqué par un phénomène sonore qui a suscité de nombreuses interrogations parmi les habitants.
Le séisme de magnitude 5,2 à Huarmey
Le 11 juillet 2026, à 02 h 58, un mouvement tellurique de magnitude 5,2 a été enregistré dans le département d’Áncash, selon les données du Centre Sismologique National de l’Institut Géophysique du Pérou (IGP). L’épicentre a été localisé à 170 kilomètres au sud-ouest du district de Huarmey, à une profondeur de 13 kilomètres. Bien que le séisme ait atteint une intensité de III dans la zone, les autorités locales, régionales et l’Institut National de Défense Civile (Indeci) n’ont rapporté aucun dommage matériel ni aucune victime. Par ailleurs, la Direction d’Hydrographie et de Navigation de la Marine de Guerre du Pérou a officiellement écarté tout risque de tsunami consécutif à cet événement.

Le phénomène sonore lors du séisme à Lima
La veille, le vendredi 10 juillet, un séisme de magnitude 4,3 a surpris les citoyens de Lima et de Callao à 23 h 42. Son épicentre se situait en mer, à 22 kilomètres au sud-ouest de Lurín, avec une profondeur de 60 kilomètres et une intensité de degré IV. Ce qui a le plus marqué les résidents n’est pas seulement la secousse, mais le bruit inhabituel — décrit comme un retentissement ou un coup sec — qui a accompagné le mouvement. Selon des explications relayées par ASISMET, ce phénomène est typique des séismes de faible magnitude, proches et intraplaque. Dans ces cas, l’énergie de haute fréquence prédomine, générant des vibrations rapides et un “bruit structurel”. Ce type d’onde, plutôt qu’un balancement prolongé, est perçu par les structures des bâtiments comme une vibration intense ou un choc sourd, ce qui explique pourquoi de nombreux utilisateurs ont eu le sentiment que le séisme était plus puissant que ce que suggérait sa magnitude technique.

La question des alertes sur smartphones
Suite au séisme de Lima, de nombreux citoyens ont exprimé leur frustration face à l’absence d’alerte sur leurs téléphones portables. Les autorités ont rappelé que les systèmes intégrés par Google (Android) et Apple (iPhone) ne sont pas des outils de prédiction, mais des systèmes de détection des premières ondes. Le fonctionnement de ces alertes dépend de plusieurs facteurs techniques :
- La magnitude et l’intensité estimée.
- La proximité de l’épicentre (si la secousse est trop proche, l’alerte peut arriver trop tard ou ne pas s’activer).
- La compatibilité de l’appareil et la configuration des paramètres (localisation, alertes d’urgence et connexion active).
Il est important de noter que ces notifications technologiques sont distinctes du Système d’Alerte Sismique Péruvien (SASPe), qui est le réseau national officiel déployé par l’État pour émettre des avis via des sirènes dans les zones vulnérables.
Préparation et recommandations officielles
Face à la situation géographique du Pérou, situé dans le “Cinturón de Fuego del Pacífico” (Cercle de feu du Pacifique), les autorités insistent sur la nécessité d’une préparation constante. L’Indeci recommande à chaque foyer de mettre en place les mesures suivantes :

| Action | Détail |
|---|---|
| Mochila de emergencia | Doit contenir : eau, aliments non périssables, lampe de poche, radio à piles, sifflet, trousse de premiers secours et vêtements chauds. |
| Sécurité intérieure | Identifier les zones sûres et fixer les objets lourds ou décoratifs susceptibles de tomber. |
| Protocoles | Participer aux simulacres, ne pas utiliser d’ascenseurs et couper les services de gaz, d’eau et d’électricité après une secousse. |
Les experts rappellent que la préparation et la connaissance des protocoles de sécurité restent les outils les plus efficaces pour réduire les risques face à l’activité sismique récurrente dans le pays.
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