Venezuela en liesse : José Gregorio Hernández, premier saint du pays, canonisé par le pape François
Rome, Italie – Une vague d’enthousiasme a déferlé sur le Venezuela ce dimanche, avec la canonisation historique de José Gregorio Hernández par le pape François en la basilique Saint-Pierre de Rome. Le médecin vénézuélien,surnommé “le médecin des pauvres”,est devenu le premier saint du Venezuela,un événement perçu comme un symbole d’espoir pour un pays confronté à de profondes crises.
Hernández,décédé en 1917,était déjà vénéré par les Vénézuéliens pour sa dévotion aux plus démunis et son travail acharné en tant que médecin et professeur. Sa canonisation, fruit d’une longue et fervente attente populaire, a été saluée comme un moment de grâce nationale. “Il est attendu par tout le peuple”, a témoigné un fidèle.
La cérémonie de canonisation a également vu la reconnaissance de six autres nouveaux saints : l’archevêque Ignazio Choukrallah Maloyan, la sœur Vincent Maria Poloni, la sœur Maria Troncatti, bartolo Longo, et d’autres figures marquantes de l’histoire de l’Église catholique. Le pape François a souligné leur rôle de porteurs de la “lampe de la foi”,appelant les catholiques d’aujourd’hui à s’inspirer de leur exemple.
Au Venezuela,l’événement a transcendé les clivages politiques et sociaux.Arquímides Blanco, membre d’un collectif culturel chargé de préparer le pays à la canonisation, a déclaré : “Je ne suis peut-être pas un grand adepte de José gregorio en tant que tel, mais je comprends qu’il est vénézuélien et que sa canonisation, compte tenu de la situation géopolitique actuelle, est importante.”
Un héritage de charité et de dévotion
José Gregorio Hernández est né à Tisquén, dans l’État de Trujillo, en 1864.Après des études de médecine en Europe, il revient au Venezuela et se consacre au service des pauvres et des malades. Il est connu pour avoir pratiqué la médecine gratuitement, souvent en se déplaçant à pied ou à dos de mulet pour atteindre les communautés les plus isolées.
Son dévouement à la charité et sa piété profonde ont rapidement fait de lui une figure respectée et admirée.Après sa mort, des témoignages de guérisons miraculeuses attribuées à son intercession ont commencé à se multiplier, alimentant un culte populaire qui a perduré au fil des décennies.
La canonisation de José Gregorio Hernández représente un moment crucial pour l’Église catholique au Venezuela, et plus largement en Amérique latine.Elle rappelle l’importance de la compassion, de la solidarité et de la foi dans un monde en proie à l’injustice et à la souffrance. Son exemple continuera d’inspirer les générations futures à suivre ses pas sur le chemin de la sainteté.
