Stellantis revoit sa stratégie électrique, Uber explore l’IA, Waymo s’étend à Londres et relance la livraison
Detroit/Londres/Phoenix – Stellantis ajuste son plan de transition vers les véhicules électriques, tandis que des acteurs majeurs de la technologie et du transport redéfinissent les contours de l’avenir de la mobilité et du travail.
stellantis, le géant automobile franco-italo-américain, a annoncé un investissement de plusieurs milliards de dollars dans ses usines américaines (Illinois, Ohio, Michigan et Indiana) pour développer cinq nouveaux véhicules d’ici 2029. Un revirement notable est à signaler : seulement un de ces modèles sera électrique. Cette décision contraste fortement avec les ambitions initiales de Stellantis en matière d’électrification et a suscité des réactions mitigées au Canada, où les syndicats ont exprimé leurs préoccupations.Ce changement stratégique intervient dans un contexte de ralentissement de la demande de véhicules électriques et d’incertitudes quant à l’évolution du marché.
Parallèlement, uber explore de nouvelles avenues dans le domaine du travail à la demande. La compagnie lance un program permettant aux utilisateurs de réaliser des “tâches numériques”, notamment le téléchargement de photos destinées à l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle. Cette initiative témoigne de la diversification croissante des plateformes de travail à la demande et de leur rôle grandissant dans le développement de l’IA. L’essor de l’IA soulève des questions importantes sur l’avenir du travail et la nécessité de requalifier la main-d’œuvre.
Waymo, la filiale d’Alphabet dédiée aux véhicules autonomes, poursuit son expansion internationale.Après Tokyo,l’entreprise prévoit de lancer un service commercial de robotaxis à Londres en 2026. Cette annonce confirme la position de Waymo comme l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la conduite autonome.
Waymo renoue également avec la livraison de marchandises, en s’associant à DoorDash pour un accord pluriannuel dans la région de Phoenix. Cette collaboration marque un retour aux sources pour Waymo, qui avait précédemment expérimenté la livraison avec d’autres partenaires. L’entreprise semble désormais considérer la livraison comme un élément clé de son modèle économique, en complément du transport de passagers. La livraison autonome pourrait révolutionner la logistique urbaine, en réduisant les coûts et en améliorant l’efficacité.
Ces développements soulignent la complexité et la rapidité des changements qui transforment l’industrie automobile et le secteur des transports. L’avenir de la mobilité sera probablement façonné par une combinaison de véhicules électriques, de technologies autonomes, de plateformes de travail à la demande et de nouveaux modèles économiques.
