Alex Smalley, leader à mi-parcours du championnat PGA 2026 avec un score de 138 (−2) après deux tours, a dominé les débats hier à l’Aronimink Golf Club, tandis que Rory McIlroy, de retour en forme, a rejoint le groupe de tête après une performance solide en deuxième journée. À 29 ans, le golfeur américain, issu de l’université Duke, tente de s’imposer dans un tournoi majeur pour la quatrième fois, dans une compétition où la pression des records et des rivalités historiques s’ajoute à l’enjeu.
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Un début de tournoi historique pour Smalley, l’homme qui avait humilié Scheffler à l’université
Alex Smalley n’est pas un inconnu du golf américain. Pourtant, son nom résonne avec une intensité particulière cette semaine au PGA Championship 2026, où il partage la tête du classement après 36 trous. Son parcours est celui d’un golfeur méthodique, mais aussi d’un vainqueur inattendu, capable de marquer les esprits bien au-delà des parcours.
Son exploit le plus célèbre remonte à 2018, lors des championnats NCAA, où il avait écrasé Scottie Scheffler – aujourd’hui quadruple vainqueur majeur – dans un match en simples décisif. Smalley l’avait emporté sur le score de 5 et 4, propulsant les Duke Blue Devils en demi-finales. À l’époque, le coach Jamie Green avait expliqué à *Golf Digest* qu’il avait délibérément opposé Smalley à Scheffler, conscient de son talent pour dominer les duels individuels.
*« Smalley a toujours eu cette capacité à rester calme sous pression. Contre Scheffler, il a montré qu’il pouvait gagner même face à des adversaires bien plus expérimentés. »*
Jamie Green, entraîneur des Duke Blue Devils (2018)
Ce match reste un symbole de sa carrière : un golfeur discret mais redoutable, capable de performances explosives quand cela compte. À Duke, Smalley avait pulvérisé les records de l’université, avec le meilleur average de carrière, le plus grand nombre de tops 5 et de rounds en dessous de 70. Une constance qui s’est poursuivie sur le PGA Tour, où il a enchaîné les saisons solides depuis son obtention de sa carte en 2021.
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McIlroy de retour dans la course : la revanche d’un vétéran
Si Smalley incarne l’émergence, Rory McIlroy représente l’expérience. À 37 ans, l’Irlandais, quatre fois vainqueur majeur, a fait son retour en forme cette semaine, terminant à −1 après deux tours, soit un coup derrière le leader. Son parcours est celui d’un golfeur qui refuse de laisser le titre lui échapper, malgré les doutes accumulés ces dernières saisons.
McIlroy avait connu des hauts et des bas depuis son dernier titre en 2022, mais son jeu reste imprévisible – capable de jours de génie comme de performances en demi-teinte. Hier, il a confirmé qu’il était de nouveau dangereux, avec un birdie sur le 17e trou qui lui a permis de rejoindre le groupe de tête. Son retour dans la course rappelle que le PGA Championship reste un tournoi où les surprises sont possibles, même pour les vétérans.
*« Je savais que je devais jouer agressif aujourd’hui. Le parcours demande de la précision, et je pense que j’ai bien géré les risques. »*

Rory McIlroy, après son tour de 69 (source : highlights PGA Tour, 16 mai 2026)
Derrière ces deux hommes, d’autres noms émergent : Xander Schauffele (à −1), Collin Morikawa (à −2) et Ludvig Åberg (à −3) compliquent la donne. Mais c’est bien Smalley qui, pour l’instant, incarne l’espoir d’un nouveau visage dans le golf majeur.
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Un tournoi sous haute tension : records, pression et enjeux économiques
Le PGA Championship 2026 se joue dans un contexte particulier. Avec un prix total de 2,5 millions de dollars (dont 600 000 pour le vainqueur), le tournoi attire les meilleurs, mais aussi les spéculations. Smalley, bien que leader, reste un outsider : il n’a jamais remporté de tournoi majeur, malgré trois top 10 en carrière.
Son approche du jeu est celle d’un ingénieur – une métaphore qui n’est pas anodine. Smalley vient du monde industriel : son père, Bill Smalley, était un ingénieur aéronautique, et la famille est liée à l’entreprise Smalley, spécialisée dans la fabrication de retours élastiques et de composants mécaniques (comme les fameuses *Spirolox rings*). Une éducation qui a forgé chez lui une mentalité de précision, visible sur le green.
*« Mon père m’a appris à analyser chaque détail. Au golf, c’est la même chose : chaque coup compte, et il faut anticiper les conséquences. »*
Alex Smalley (entretien avec *Golfweek*, 2025)
Cette rigueur se voit dans son jeu : peu de coups spectaculaires, mais une régularité qui paie. Sur le PGA Tour, il a terminé dans le top 80 du FedExCup à trois reprises, avec des performances solides en fin de saison. Pourtant, le pas vers le titre majeur reste à franchir.
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Pourquoi ce tournoi pourrait tout changer
Plusieurs éléments rendent cette édition du PGA Championship particulière :
1. L’absence des géants habituels : Tiger Woods, Phil Mickelson et Dustin Johnson, bien que toujours compétitifs, n’ont pas dominé comme par le passé. Leur déclin relatif ouvre la porte à une nouvelle génération.
2. La pression des records : Avec des parcours conçus pour résister aux meilleurs, Aronimink Golf Club (Pennsylvanie) est un temple du golf américain. Un seul faux pas peut coûter cher.
3. L’enjeu médiatique : Smalley, bien que peu médiatisé, incarne l’histoire d’un golfeur qui a su se battre sans les feux de la rampe. Son parcours pourrait inspirer d’autres talents discrets.
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Et demain ? Le groupe de tête résiste, mais la pression monte

À l’aube du troisième tour, le classement reste serré. Smalley et ses poursuivants devront faire face à un parcours exigeant, avec des vents capricieux et des greens rapides. Les parieurs misent sur une finale à plusieurs, mais c’est bien le jeune Américain qui, pour l’instant, semble le mieux placé pour créer l’exploit.
Reste une question : Smalley saura-t-il transformer son statut de favori discret en champion ? Les majors ont souvent été le théâtre de surprises, et l’histoire du golf regorge d’exemples de golfeurs méconnus qui ont brillé lors d’un seul tournoi.
Une chose est sûre : cette semaine à Aronimink Golf Club restera dans les mémoires, que ce soit par un triomphe inattendu… ou par une nouvelle démonstration de la difficulté de ces compétitions.
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À suivre
– Tour 3 : Smalley (-2) contre McIlroy (-1) et Schauffele (-1).
– Records : Peut-il devenir le premier golfeur depuis 2023 à remporter un majeur sans avoir gagné de tournoi sur le Tour en 2026 ?
– Stratégie : Les joueurs adapteront-ils leur jeu face aux conditions changeantes ?
Le PGA Championship 2026 n’a pas encore livré son vainqueur. Mais une chose est certaine : l’histoire s’écrit sous nos yeux.
