L’IA veut “inhaler” mon livre : un auteur dénonce une offre indécente
Montana – un auteur du Montana, John Clayton, a révélé avoir reçu une offre d’une entreprise d’intelligence artificielle (IA) pour l’utilisation de son livre, une offre qu’il qualifie d’indécente et de dénuée de compensation équitable. L’auteur, qui a choisi de ne pas divulguer le nom de l’entreprise, s’interroge sur l’éthique de ces pratiques, rappelant que des tentatives similaires ont déjà été menées par Anthropic et Meta.
L’offre, selon Clayton, était un “prendre ou laisser tomber” sans possibilité de négociation, et son éditeur s’est refusé à fournir des détails sur la manière dont son travail serait utilisé. L’auteur exprime son malaise face à la viewpoint que son livre serve uniquement à faciliter la tricherie étudiante, préférant l’idée que l’IA contribue à l’avancement des connaissances.
Cette expérience a conduit Clayton à une réflexion plus profonde sur la nature même de l’IA et sa relation avec la création humaine. Il déplore que son travail, fruit de recherches approfondies, d’entretiens et d’une écriture méticuleuse, soit réduit à de simples “données” pour alimenter des modèles de langage. Il aspire à ce que l’IA reconnaisse la valeur de la “connaissance” et de la “sagesse” contenues dans son livre, plutôt que de se contenter de prédire le mot suivant.
Clayton établit un parallèle troublant entre le fonctionnement de l’IA et celui de la nature, soulignant l’absence de “grand plan” ou de “connaissance” dans les deux cas. Il observe que l’IA, comme la nature, se contente de reproduire et de réagir, sans chercher à comprendre ou à donner un sens à son existence.
Cette situation soulève des questions cruciales sur l’avenir de la création littéraire à l’ère de l’IA. Alors que les modèles de langage deviennent de plus en plus sophistiqués, la question de la protection des droits d’auteur et de la juste compensation des auteurs devient de plus en plus pressante. L’affaire de John Clayton met en lumière la nécessité d’un débat public sur l’éthique de l’utilisation de l’IA dans le domaine de la littérature et sur la manière de garantir que les créateurs soient justement récompensés pour leur travail.
L’incident rappelle également l’importance de la valeur intrinsèque de la connaissance et de la sagesse, et la nécessité de préserver la dimension humaine dans un monde de plus en plus dominé par la technologie.
