Une fusillade éclate lors d’un match de football amateur à San Miguel
Une violente fusillade a éclaté mardi soir dans un complexe sportif situé au croisement de la rue Coronel José Inclán et de l’avenue Libertad, dans le district de San Miguel, à Lima. L’incident, qui a semé la panique parmi les participants et les spectateurs, a été déclenché par une dispute sportive lors d’un match de football amateur, communément appelé « pichanga ».
Selon les informations recueillies, le conflit a débuté lorsque l’arbitre de la rencontre a expulsé un joueur en lui adressant un carton rouge. Cette décision a provoqué une vive réaction de la part des personnes présentes, faisant rapidement monter la tension. Peu après, un groupe d’individus identifiés par les témoins comme étant des « barristas » (membres de groupes de supporters radicaux) provenant d’une zone voisine a fait irruption sur le terrain.

Déroulement des faits et intervention policière
Les assaillants ont utilisé des armes à feu pour intimider les personnes présentes sur le terrain, effectuant plusieurs tirs avant de prendre la fuite. En plus des coups de feu, des attaques à l’arme blanche ont été signalées, et des dommages matériels ont été constatés, notamment sur des véhicules stationnés à l’extérieur du complexe. Les assaillants ont également causé des dégâts aux installations, brisant des grilles métalliques dans leur tentative de quitter les lieux.
La Police nationale du Pérou (PNP) a confirmé qu’aucun blessé ni décès n’a été déploré, les joueurs et les assistants ayant réussi à se mettre à l’abri dès le début des hostilités. Les forces de l’ordre, dépêchées sur place, ont retrouvé au moins huit douilles de balles dispersées sur le terrain. Des experts en criminalistique et des agents du Département d’investigation criminelle (Depincri) ont procédé à la collecte de preuves balistiques pour identifier les responsables, qui, à ce jour, n’ont pas encore été arrêtés.

Clôture du complexe et manquements administratifs
À la suite de ces événements, la municipalité de San Miguel a procédé à la fermeture temporaire du complexe sportif Miramar. Cette mesure administrative a été justifiée par le fait que l’établissement ne disposait pas des autorisations municipales nécessaires pour organiser des événements sportifs.
José Hernán Hernández, un ancien joueur de futsal qui travaille au sein du complexe, a exprimé son regret face à cette situation. S’il a affirmé que l’établissement possédait une licence de fonctionnement en règle, il a reconnu que de tels incidents nuisent gravement à la pratique du sport. « C’est ce qui arrive normalement dans certains événements. Malheureusement, la situation a échappé au contrôle de certains jeunes qui, je crois, étaient en possession d’armes », a-t-il déclaré.
Un climat d’insécurité dénoncé par les riverains
Les résidents du quartier ont manifesté leur vive inquiétude, soulignant que cet événement n’est pas isolé. Ils dénoncent un état d’anxiété permanent dû aux nuisances sonores, à la consommation d’alcool et aux comportements des groupes de supporters. Selon plusieurs témoignages, une fusillade similaire s’était déjà produite dans cette même zone il y a environ trois à quatre mois.
Les voisins expliquent que la situation est aggravée par la localisation du quartier, situé à la limite entre les districts de San Miguel et de Callao. Ils décrivent les rues environnantes comme un terrain de bataille fréquent pour ces groupes de « barristas ». Face à cette récurrence de la violence, les habitants exigent une présence plus accrue et permanente des effectifs de la police et du service de sécurité municipale (Serenazgo) pour garantir la sécurité du secteur. Les autorités continuent pour leur part leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque et de localiser les auteurs des tirs.

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