La wētāpunga, l’insecte le plus lourd du monde, revient dans la nature

Avec un poids comparable à celui d’un rongeur, la wētāpunga s’impose comme l’insecte le plus lourd de la planète. Considérée jusqu’ici comme menacée d’extinction, cette espèce géante fait son grand retour dans la nature néo-zélandaise au terme d’un programme de conservation de quinze ans mené conjointement par Butterfly Creek et le zoo d’Auckland.

Dix centimètres de long et l’envergure d’un rat

La plus grande espèce de wētā de Nouvelle-Zélande revient progressivement dans ses habitats naturels, d’après les informations rapportées par le journal britannique The Guardian. Une femelle wētāpunga peut atteindre le poids d’un rat. Son corps mesure environ 10 centimètres de long, tandis que l’envergure de ses pattes s’étend sur près de 20 centimètres.

Une disparition de la terre ferme depuis les années 1990

Autrefois présente dans certaines parties de l’île du Nord, la population de cet insecte géant a chuté de manière drastique en raison de la perte de son habitat naturel et de la prolifération d’espèces et d’animaux envahissants.

Dès les années 1990, la wētāpunga a été classée comme menacée d’extinction, disparaissant totalement de la terre ferme pour subsister uniquement dans un nombre restreint d’îles dépourvues de prédateurs.

Quarante-cinq opérations de transfert vers des zones sanctuarisées

Pour inverser cette tendance, la structure de vie sauvage Butterfly Creek et le zoo d’Auckland ont entrepris l’élevage de dizaines de milliers de wētāpunga.

Ces individus ont ensuite été relâchés dans de nouvelles îles débarrassées de tout prédateur ainsi que dans des réserves situées au nord d’Auckland. Le programme a conduit à 45 opérations de transfert et de réintroduction dans des milieux sauvages, un volume qualifié de très élevé par Chris Green, chercheur honoraire au sein du ministère de la Conservation de la Nouvelle-Zélande.

Des colonies de quatrième et cinquième générations

Les suivis menés sur deux îles indiquent que l’insecte a réussi à implanter des colonies viables et autonomes sur le plan reproductif, avec l’apparition de générations de quatrième et cinquième cycles.

Ces résultats encourageants ont permis de modifier la cote de conservation du spécimen, qui est passée de menacé d’extinction au niveau national à en cours de rétablissement national.

Le succès du programme est extrêmement stimulant face à la difficulté d’obtenir des résultats similaires avec de nombreuses autres espèces menacées.

Un modèle reproductible pour la faune menacée

D’après Chris Green, cette initiative menée avec la wētāpunga pourrait servir de modèle reproductible pour d’autres programmes de sauvegarde de la faune menacée en Nouvelle-Zélande.

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