Une invitation à dîner, déclinée avec fermeté, a scellé le sort d’Élie Saliba. Né en 1994, l’homme a été interpellé par les forces de sécurité intérieure pour une série d’opérations frauduleuses et d’usurpation de fonction. Son mode opératoire reposait sur une promesse simple : monnayer son influence supposée pour faire pencher la balance dans des dossiers judiciaires en cours.
Élie Saliba arrêté pour usurpation de fonction
La Direction générale des Forces de sécurité intérieure a confirmé l’arrestation. Le suspect manipulait ses victimes et leurs familles en se prévalant de contacts influents pour obtenir des paiements.
Les autorités ont ouvert une ligne directe, le 1788. Elles invitent toute victime à se manifester auprès de la Division de l’information ou à se rendre au siège de la branche d’enquête.
Le juge Sami Sader déjoue une tentative d’approche
Le procureur général près la cour d’appel du Mont-Liban, le juge Sami Sader, a ordonné le déclenchement de l’opération. Les autorités avaient été alertées par un signalement précis.

Saliba utilisait le nom d’un juge d’instruction de Baabda pour asseoir sa crédibilité lors de ses échanges privés. L’homme a tenté d’approcher le juge Sader lui-même en se présentant à son bureau pour l’inviter à dîner.
Le magistrat a immédiatement opposé un refus catégorique. Cette tentative infructueuse a précipité la mise sous surveillance de Saliba, conclue par une perquisition à son domicile de Dbayeh, dans le Metn.
L’enquête se concentre sur les complices
La Division de l’information analyse les téléphones saisis pour cartographier l’intégralité des communications du suspect. Le juge Sader a ordonné une extension des investigations afin d’identifier d’éventuels complices, selon des informations recueillies par la MTV.
Plusieurs victimes seront auditionnées dans les jours à venir. L’identité des éventuels complices au sein de ce réseau de courtage judiciaire demeure à ce jour inconnue.
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