À compter de ce mardi 1er septembre 2026, une nouvelle aide financière entre en vigueur en France pour l’achat ou la location longue durée d’une voiture électrique d’occasion. Financée par les fournisseurs d’énergie via les certificats d’économies d’énergie, cette mesure s’adresse à tous les automobilistes sans condition de ressources.
Le marché français franchit une nouvelle étape ce mardi 1er septembre 2026, alors qu’une subvention inédite destinée aux véhicules électriques de seconde main devient accessible auprès des professionnels. Dans un contexte où les restrictions budgétaires de l’État ont entraîné la disparition progressive des dispositifs publics généralistes tels que le bonus écologique ou la prime à la conversion pour l’occasion, le financement se déplace vers les acteurs privés.
Cette transition intervient alors que le secteur électrique poursuit sa progression sur le territoire. En juillet 2026, les immatriculations de voitures 100 % électriques ont atteint 35 % des ventes de véhicules neufs, représentant environ 52 000 immatriculations et une augmentation de 86 % sur un an, selon les données publiées par la presse régionale. Le parc roulant français dépasse désormais le cap des 1,3 million de véhicules électriques.
Critères d’éligibilité et conditions d’attribution du dispositif
Pour prétendre à cette prime adossée au dispositif des certificats d’économies d’énergie, plusieurs exigences techniques et administratives doivent être respectées. Le véhicule convoité doit impérativement être 100 % électrique, ce qui exclut de fait les motorisations hybrides, même rechargeables. La batterie de la voiture doit en outre afficher un bon état général, conservant au moins 80 % de sa capacité initiale, d’après les dispositions d’un décret paru le 10 août.
L’opération d’acquisition ou de location longue durée doit obligatoirement être réalisée auprès d’un professionnel de l’automobile. De plus, la voiture doit avoir fait l’objet d’une première immatriculation en France comprise entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023. Enfin, l’acheteur s’engage à conserver le véhicule pendant une période minimale de trois ans.
Montants estimés et aides majorées pour les professionnels de l’aide à domicile
Le montant exact de la subvention standard reste encore à formaliser par les différents fournisseurs d’énergie qui proposeront l’offre. D’après les estimations de Romain Ryon, président de Mobilee, une entreprise spécialisée dans la valorisation des CEE dans les transports, l’aide devrait s’établir à environ 337 euros au regard de la valeur actuelle des certificats sur le marché.
Un traitement préférentiel est toutefois accordé aux professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne. Ces derniers peuvent prétendre, pour un achat engagé avant le 1er janvier 2027, à une aide majorée pouvant atteindre environ 2.000 € selon les sources, ou jusqu’à 2 360 euros d’après d’autres observations de terrain.
Le financement par les fournisseurs d’énergie et la réaction des concessions
L’État s’appuie désormais sur le principe du pollueur-payeur et le dispositif historique des certificats d’économies d’énergie, créé en 2005. Ce mécanisme contraint des opérateurs tels qu’EDF, Engie ou TotalEnergies à financer des actions d’efficacité énergétique et de mobilité propre en échange de certificats qu’ils doivent justifier périodiquement auprès des autorités.

Sur le terrain, la mise en œuvre concrète de ce nouveau dispositif se heurte toutefois à un manque d’information immédiat. Interrogés dans plusieurs concessions, des professionnels indiquent ne pas encore disposer de consignes précises. Dans un établissement de la marque Kia, des salariés rapportent ainsi que le décret n’étant pas encore paru, la mesure n’est pas encore officielle pour eux et que personne n’est venu les voir.
Face à la hausse continue des prix du carburant, qui avoisinent les 2,20 euros le litre, les automobilistes partagent des avis contrastés. Certains conducteurs déjà convertis soulignent les économies réalisées au quotidien, tandis que d’autres, à l’instar d’un usager interrogé sur les contraintes d’autonomie pour les longs trajets au-delà de 500 kilomètres, estiment qu’il manque encore beaucoup trop d’infrastructures de recharge pour les véhicules sur le réseau routier.
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