La CJP a officiellement annulé son mouvement de protestation prévu pour le 5 septembre à New Delhi, à la suite d’une audience devant la Cour suprême. Ce revirement intervient après que le gouvernement central a engagé des démarches pour retirer les affaires et les FIR visant les étudiants manifestants.
Le mouvement de protestation que la Cockroach Janata Party (CJP) devait lancer le 5 septembre à Delhi a été annulé, selon les informations rapportées par les sources d’actualité. Cette décision fait suite à une audience clé devant la Cour suprême au cours de laquelle le gouvernement central a exprimé sa volonté de prendre des mesures concrètes pour abandonner les poursuites judiciaires engagées contre les étudiants à la suite des manifestations précédentes.
–>Les motifs du rassemblement et la réaction de la Cour suprême
Initialement, la CJP avait prévu un défilé pacifique entre India Gates et le quartier général de la police de Delhi pour marquer son opposition et réclamer justice. Le rassemblement devait être emmené par des familles d’étudiants ayant perdu la vie à la suite de l’annulation des examens NEET-UG et des épreuves de repêchage qui ont suivi, ainsi que par des proches de victimes de brutalités policières survenues lors des mobilisations de juillet. La formation politique et syndicale reprochait au pouvoir en place de ne pas avoir respecté les engagements pris lors de négociations antérieures.

Face à ce projet de mobilisation, des requêtes avaient été introduites pour restreindre le déroulement du cortège. Saisie de la question, la Cour suprême avait toutefois refusé d’interdire formellement la marche le 31 août, en rappelant que le maintien de l’ordre public relève de la responsabilité du gouvernement central et de la police de Delhi, tout en appelant l’ensemble des parties à la retenue et au respect du cadre légal.
–>Le tournant juridique et le retrait des poursuites
La situation a évolué de manière significative après cette première intervention de la plus haute juridiction du pays. Selon les rapports de presse, le gouvernement central a manifesté son intention de saisir la Cour suprême pour obtenir l’annulation des FIR (First Information Reports) visant les manifestants étudiants. De leur côté, les services de police de Delhi ont sollicité l’autorisation de retirer 13 dossiers d’enquête, dont certains revêtent un caractère particulièrement grave.
–>C’est précisément cette évolution sur le terrain judiciaire qui a conduit la CJP à informer la Cour suprême de l’abandon de son projet de contestation sur les routes de la capitale. La principale revendication portée par les manifestants — à savoir l’effacement des dossiers répressifs ouverts contre la jeunesse mobilisée — ayant trouvé un écho favorable auprès des autorités par la voie judiciaire, l’organisation a jugé bon de surseoir à son appel à manifester.
–>Un mouvement suspendu après des accords répétés
L’historique de cette contestation éclaire la décision de la CJP de faire marche arrière. Un mouvement national de protestation mené par l’organisation s’était déjà interrompu le 25 juillet, à la suite de pourparlers conclus avec les instances dirigeantes qui avaient promis de faire droit à leurs requêtes. L’exaspération était née de la lenteur observée dans le traitement effectif de ces promesses, incitant les responsables de la CJP à programmer de nouveau un rassemblement public à l’occasion de la Journée des enseignants.
Avec l’engagement pris devant la Cour suprême par l’exécutif de liquider les contentieux pénaux nés de la contestation des examens, la tension d’un affrontement direct dans les rues de New Delhi a pu être évitée. Les autorités s’orientent désormais vers l’extinction formelle des poursuites enregistrées dans ces dossiers.
–>Cette démarche vise à apaiser durablement le climat social en mettant fin aux procédures judiciaires qui pèsent encore sur les enseignants impliqués dans ces mouvements de contestation.
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