À 19 ans, la sprinteuse polonaise Anastazja Kuś s’impose au sommet mondial du 400 mètres juniors tout en alimentant de vives polémiques sur son utilisation des réseaux sociaux. Ses publications personnelles et sportives ont déclenché des critiques acerbes au sein du milieu sportif, provoquant une riposte vigoureuse de sa famille.
L’ascension fulgurante et les critiques publiques de la championne
Anastazja Kuś a connu une saison exceptionnelle qui a propulsé sa jeune carrière sur le devant de la scène internationale. Dès l’âge de 17 ans, elle a intégré la sélection nationale pour les Jeux olympiques de Paris en 2024, devenant la plus jeune athlète de la délégation polonaise selon les détails rapportés par la presse spécialisée. Deux ans plus tard, elle a décroché le titre de championne du monde juniors sur 400 mètres avec un temps remarquable de 51,06 secondes, un palmarès déjà enrichi par une médaille d’argent aux championnats du monde en salle au sein du relais 4×400 mètres.
Pourtant, cette réussite s’accompagne d’une exposition médiatique intense. L’athlète fait régulièrement l’objet de discussions pour sa présence active sur les réseaux sociaux, où elle publie des images soignées qui attirent un public record.
La colère de la famille et la mise en place d’un encadrement rigoureux
Ces déclarations ont immédiatement provoqué une vive réaction de la part du père de la sportive, Marcin Kuś. Ancien footballeur et international polonais, il a confié son indignation face aux propos tenus par le journaliste de la télévision publique. Dans un entretien accordé à la presse, il est revenu sur cet épisode :

Marcin Kuś, père de la sportive et ancien international polonais, a déclaré que cette déclaration précise l’avait mis hors de lui et que tout bouillait en lui pendant plusieurs heures, qu’il était furieux et qu’il considérait encore aujourd’hui que ces propos constituaient un pas de trop, ajoutant que le journaliste n’avait pas le droit de s’exprimer ainsi, qu’il ne souhaitait pas commenter cela plus largement pour le moment, mais qu’il pensait qu’un moment viendrait à l’avenir où ils y répondraient plus fermement.
Derrière les performances de la sprinteuse se cache une organisation familiale minutieuse. Tandis que Marcin Kuś s’occupe principalement de leur fils cadet de 14 ans, Aleksander, qui s’oriente vers le football et le tennis, c’est la mère, Alicja Kuś, qui supervise directement la carrière de sa fille en tant qu’entraîneure et manageuse.
Les réponses directes de la jeune athlète face au milieu sportif
L’athlète de 19 ans ne se laisse pas déstabiliser par les critiques émanant de ses pairs. Interrogée sur les remarques formulées par d’autres figures de la discipline, à l’instar d’Anna Kiełbasińska, Anastazja Kuś a choisi de balayer les accusations d’un revers de main en pointant une forme de contradiction dans le milieu.

Alors que la saison se poursuit, la trajectoire de la jeune championne démontre que sa valeur se mesure avant tout sur la piste, où ses chronos continuent de faire taire les sceptiques tout en posant la question de l’évolution de l’image des femmes dans le sport moderne.
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