Jeux mondiaux des robots humanoïdes : 666 équipes s’affrontent à Pékin

Du 22 au 26 août, la deuxième édition des Jeux mondiaux des robots humanoïdes rassemble à Pékin 666 équipes venues de 16 pays. Les compétitions mettent à l’épreuve les capacités de perception, de décision et d’autonomie des machines à travers 51 disciplines.

Une participation internationale en forte hausse à Pékin

La deuxième édition des Jeux mondiaux des robots humanoïdes s’est ouverte le 22 août au Centre national de patinage de vitesse à Pékin, selon les informations rapportées par les sources. L’événement rassemble 666 équipes issues de 16 pays et de six continents, qui s’affrontent à travers 51 épreuves et 1 301 matchs répartis sur cinq jours de compétition. En comparaison, la première édition tenue un an plus tôt ne réunissait que 280 équipes, plus de 500 robots, 26 projets et 487 matchs, ce qui représente une augmentation de la participation en l’espace d’une seule année, d’après les chiffres publiés.

Interrogée sur la dynamique de l’événement, la direction de l’événement et les acteurs institutionnels soulignent que la manifestation dépasse le cadre de la simple démonstration technique pour tester des capacités opérationnelles réelles.

Des performances en course et des records battus en autonomie

L’un des faits marquants de cette édition réside dans l’exigence accrue d’autonomie pour les robots. Contrairement à la session précédente, la quasi-totalité des épreuves de course à pied doit désormais être exécutée de manière entièrement autonome, à l’exception des parcours d’obstacles de 100 et 400 mètres. Pour les épreuves de scénarios, le coefficient de pondération attribue un score complet de 1 pour une réalisation autonome, contre seulement 0,5 pour un guidage par télécommande.

Lors de la soirée d’ouverture, le robot Tiangong Ultra s’est illustré en signant un temps de 9 secondes 39 lors des éliminatoires du 100 mètres des groupes de grande taille, améliorant ainsi le record de la compétition et surpassant le record du monde du 100 mètres masculin détenu par Usain Bolt en 9 secondes 58, d’après les rapports de terrain. Interrogé par les journalistes après la course, Guo Yijie, responsable de la division des robots innovants au Centre d’innovation des robots humanoïdes de Pékin, a précisé :

Le coup de pistolet retentit, nous appuyons simplement sur le bouton de démarrage, et le reste est entièrement exécuté par le robot qui court seul. Guo Yijie, Centre d’innovation des robots humanoïdes de Pékin

Le robot Tiangong Ultra a également continué à enchaîner les performances les jours suivants, remportant le 400 mètres des grands groupes en 38 secondes 15 et le 1 500 mètres en 2 minutes 21, tout en dominant l’épreuve du saut en longueur, d’après les données communiquées par Wang Haihua, directeur général adjoint du centre.

Coordination collective et épreuves de force inédites

La cérémonie d’ouverture a également été le théâtre d’une démonstration inédite de coordination collective. Quatre-vingts robots Booster T2 de la société Acceleration Evolution ont évolué de manière totalement autonome et simultanée sans commandement centralisé, pour composer des figures géographiques et des symboles sportifs. D’après les spécifications techniques présentées, ces 80 machines embarquaient chacune une puissance de calcul de bord de 2 070 TFLOPS, équivalant au total à un supercalculateur ambulant d’une capacité comparable.

Jeux mondiaux des robots humanoïdes 2026 : les moments forts du jour

Du côté des nouveautés de force et d'adresse, le programme s'est enrichi de l'haltérophilie et du tennis de table. Wen Han, ingénieur algorithmique de cette équipe, a expliqué aux médias que l'exercice des mains agiles sous forte charge constituait l'un des verrous technologiques les plus complexes à surmonter en raison des contraintes d'équilibre dynamique sur deux jambes.

De la piste d’athlétisme aux applications concrètes en milieu industriel

Les compétitions ne se limitent plus à la vitesse pure et intègrent désormais 21 épreuves de scénarios orientées vers des applications pratiques, contre six lors de la première édition. Ces mises en situation simulent des environnements domestiques, hôteliers, logistiques ou industriels, tels que l’assemblage de composants mécaniques, la gestion de stocks en supermarché ou la manipulation de poudres de précision avec des mains dotées de doigts agiles.

Tout en soulignant que le secteur demeure à un stade de développement initial nécessitant un engagement à long terme de la part des investisseurs, les responsables industriels estiment que ces épreuves rigoureuses servent de banc d’essai pour accélérer le transfert des technologies de laboratoire vers l’économie réelle.

🦾Quel bilan pour les premiers Jeux mondiaux des robots humanoïdes ? • FRANCE 24

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