Le Premier ministre Andy Burnham a demandé au secrétaire à la Justice Alex Norris d’examiner des options supplémentaires afin de maintenir un plus grand nombre de délinquants dangereux en prison, y compris les personnes responsables de la mort du policier Andrew Harper, selon AOL.
Le Premier ministre demande de nouvelles options pour bloquer la libération des tueurs
Jessie Cole et Albert Bowers, condamnés pour l’homicide involontaire (manslaughter) de ce membre de la police du Thames Valley, risquent d’être libérés en janvier dans le cadre d’un plan gouvernemental visant à désengorger les prisons. Le duo avait écopé de peines de 13 ans de prison après avoir participé au drame survenu en 2019, au cours duquel le gardien de la paix avait été traîné par un véhicule. Le conducteur de la voiture, Henry Long, avait quant à lui été condamné à 16 ans de prison et n’est pas éligible à cette libération anticipée.
Contraintes juridiques et craintes d’un engorgement des prisons
Le gouvernement prévoit de libérer par anticipation 5 000 détenus sur une période de dix mois à compter du mois d’octobre. Initialement fixé à 6 000 personnes, ce chiffre a été revu à la baisse après qu’une révision urgente a permis d’exclure du dispositif les violeurs, les agresseurs sexuels d’enfants et les personnes reconnues coupables de proxénétisme.
Cependant, Downing Street a fait valoir qu’il n’était pas possible d’isoler de manière ciblée un ou deux individus au sein de la catégorie juridique générale de l’homicide involontaire, soulignant que l’homicide d’un travailleur de services d’urgence ne constitue pas une infraction autonome. Des fonctionnaires des services pénitentiaires ont averti que toute exemption accordée pour les cas d’homicide involontaire obligerait l’exécutif à lancer de nouvelles vagues de libérations anticipées avant les prochaines élections générales, et exposerait les autorités à des risques de recours contentieux si les autres condamnés pour les mêmes faits n’en bénéficiaient pas.
Indignation publique et vives réactions au sein de la police
La perspective de voir les tueurs de l’agent Harper retrouver la liberté a provoqué une vive polémique et des réactions indignées. Une pétition demandant l’intervention du gouvernement a recueilli près de 900 000 signatures. L’épouse du policier décédé, Lissie Harper, avait qualifié cette option de déplorable, tandis que d’anciens collègues ont vivement dénoncé la décision, estimant qu’elle méprisait le travail et la souffrance des forces de l’ordre.

Parallèlement, Andy Burnham a dû recadrer des ministres de son cabinet après des plaisanteries tenues au sujet de ce dossier de libération de détenus, qualifiant ces propos d’inacceptables tout en annonçant son intention d’examiner l’ensemble de la politique de libération anticipée.
À ne pas manquer
- Porter Airlines annule un vol car un enfant refuse de mettre sa ceinture
- Indonésie : 50 000 pompiers combattent des incendies accentués par El Niño
- Ils coûteraient 1,87 milliard d'euros aux Britanniques chaque année: pour améliorer le pouvoir d'achat des consommateurs, le nouveau Premier ministre Andy Burnham veut s'attaquer aux abonnements difficiles à résilier (lederniereheure.com)