Donald Trump menace de retirer la candidature de Todd Blanche

Le président américain Donald Trump a réaffirmé son soutien à la nomination de Todd Blanche au poste de procureur général, tout en menaçant de retirer cette candidature en raison de l’opposition de deux sénateurs républicains, selon des informations rapportées en juillet 2026.

La nomination pour le poste de procureur général fait face à des tensions politiques à Washington, le président réaffirmant publiquement son appui à Todd Blanche. Dans une intervention sur sa plateforme Truth Social le jeudi 30 juillet 2026, le chef de l’État a qualifié son candidat de STAR et a estimé qu’il avait le potentiel de s’imposer comme l’un des plus grands procureurs généraux de tous les temps.

L’opposition de sénateurs républicains contre Todd Blanche

Le projet de nomination se heurte au refus affiché de deux élus du même parti au Sénat. Le président a nommément désigné les sénateurs républicains John Cornyn et Thom Tillis, affirmant qu’ils refusaient de voter pour ce choix de nomination, qu’il a qualifié de Great Nominee. Trump a accusé ces sénateurs d’avoir refusé d’endosser son choix et a souligné que ces mêmes parlementaires avaient par le passé voté pour Merrick Garland, le candidat au poste de procureur général de l’ancien président Joe Biden, ainsi que pour d’autres too numerous to mention.

Donald Trump a déclaré qu’il avait le potentiel de s’imposer comme l’un des plus grands procureurs généraux de tous les temps.

Le statut d’intérim et les menaces de retrait de candidature

Le président a indiqué que Todd Blanche conserverait ses fonctions par intérim en toutes circonstances, soulignant qu’il resterait de toute façon en poste par intérim. De plus, il a ouvert la porte à un retrait temporaire du nom du candidat si les sénateurs ne faisaient pas ce qu’il fallait, tout en précisant qu’il n’avait aucune objection à retirer temporairement le nom de Todd si ces derniers ne faisaient pas ce qui était juste, et en laissant entendre qu’une nouvelle nomination pourrait intervenir une fois que John Cornyn et Thom Tillis auront quitté leurs fonctions.

President Trump threatens to withhold Blanche Attorney General nomination

Les précédents constitutionnels et le débat sur les nominations de cabinet

Dan Urman, directeur du département de droit et de politique publique (law and public policy minor) à Northeastern University, qui enseigne des cours sur la Cour suprême, a souligné qu’un combat juridique féroce pourrait s’ensuivre si Donald Trump décidait de contourner le Congrès pour installer un candidat par le biais d’une nomination de récession (recess appointment). Avant l’élection, Trump avait exigé que les candidats républicains au Congrès acceptent ces nominations de récession, selon CBS News. La clause relative aux nominations de récession dans la Constitution américaine confère au président le pouvoir de procéder à des nominations lorsque le Congrès n’est pas en session.

Donald Trump menace de retirer la candidature de Todd Blanche
Photo: news.northeastern.edu
Trump reaffirms support for Blanche to be attorney general, threatens to pull nomination
Photo: aa.com.tr

L’article II, section 3 de la Constitution stipule qu’en cas de désaccord entre les chambres concernant la date d’ajournement, le président peut les ajourner à l’époque qu’il jugera convenable. Dan Urman relève qu’aucun président n’a jamais utilisé cette disposition pour ajourner la Chambre des représentants et le Sénat afin de procéder à des nominations. L’ancien président Barack Obama avait tenté de poursuivre cette pratique, ce qui avait mené l’affaire NLRB v. Canning devant la Cour suprême. Cette décision a conclu que les présidents peuvent effectuer des nominations de récession, mais uniquement durant de véritables récessions et non lors de brèves pauses du Sénat ou de sessions pro forma. L’Associated Press indique par ailleurs que l’ancien président Bill Clinton a réalisé 139 nominations de récession durant son mandat, et George W. Bush 171, sans toutefois utiliser ce processus pour des postes ministériels de premier plan.

Malgré les controverses et les examens minutieux liés à d’autres nominations potentielles de l’administration, les analystes notent que la Cour suprême pourrait se montrer favorable à l’exercice de l’autorité présidentielle en cas de contestation judiciaire. Les observateurs de la vie politique américaine continuent ainsi de surveiller l’évolution de ce bras de fer institutionnel entre la Maison-Blanche et les législateurs.

Trump says he could pull Blanche's attorney general nomination until GOP holdouts leave

À lire aussi

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.