Le Sénat zimbabwéen a voté en faveur d’une réforme constitutionnelle controversée, permettant au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat jusqu’en 2030, selon The Guardian. Cette décision, approuvée 75 à 4, suscite des critiques fortes de l’opposition, qui la qualifie de « coup constitutionnel ».
Le vote du Sénat et les critiques de l’opposition
Le Sénat zimbabwéen a adopté mardi un projet de loi modifiant la constitution, qui étend le mandat du président de cinq à sept ans, rapporte The Guardian. Cette réforme, soutenue par le gouvernement, permettrait à Emmerson Mnangagwa, âgé de 83 ans, de rester au pouvoir jusqu’en 2030. Les opposants, cependant, y voient un « coup constitutionnel », selon les termes employés par Makomborero Haruzivishe, porte-parole du Forum pour la Défense de la Constitution (CDF). « C’est un coup constitutionnel calculé contre le peuple zimbabwéen. »
Le gouvernement défend la mesure comme un moyen d’assurer la stabilité politique. Nick Mangwana, secrétaire permanent au ministère de l’Information, a déclaré que cette réforme était une « exercice législatif légitime » et que l’objectif était d’« améliorer la stabilité politique et assurer la continuité des politiques ». « Nous ne supprimons pas les limites de mandat, nous ajustons le cycle électoral pour réduire la fréquence des élections polarisantes », a-t-il expliqué.
Les opposants affirment avoir été harcelés. Tendai Biti, un des organisateurs du CDF, a déclaré que la police avait pénétré six fois dans son bureau depuis octobre 2025. Un autre opposant, Lovemore Madhuku, a affirmé avoir été battu par des hommes en masque en mars, avant que la police n’affirme ne pas être impliquée dans l’incident.
Les consultations publiques et la défense du gouvernement
Le Herald.co.zw souligne que le projet de loi a reçu un soutien massif lors de consultations publiques, où la majorité des participants ont approuvé les amendements. « L’approbation du projet de loi par le Parlement est une démonstration de la démocratie représentative en action », affirme le journal. « Les députés ont entendu les citoyens et ont traduit leurs souhaits en législation », ajoute-t-il.
Le projet de loi a traversé toutes les étapes constitutionnelles prévues par la loi, incluant une lecture initiale, un débat sur la deuxième lecture, une vérification clause par clause et des consultations nationales. « Le Parlement a renforcé la confiance du public dans les processus constitutionnels en veillant à ce que les consultations se traduisent en législation », explique le Herald.co.zw.
Les réactions et les enjeux politiques
Les opposants critiquent la réforme comme une menace pour la démocratie. « Cette loi permettra le progrès et le développement du pays », a déclaré Nick Mangwana, mais les critiques affirment que cela pourrait réduire les droits des citoyens. « Le peuple zimbabwéen a perdu le droit de choisir directement son président », a souligné Makomborero Haruzivishe.
Le gouvernement a répondu aux allégations de harcèlement en affirmant que tout citoyen ayant des preuves d’assaut ou de harcèlement par les agents de l’État devait déposer une plainte auprès de la police ou des autorités judiciaires.
Quels sont les prochains pas ?
Le projet de loi doit désormais être signé par le président Mnangagwa, qui devrait le faire dans les prochaines semaines. Les opposants prévoient de continuer à protester, tandis que le gouvernement affirme que la réforme renforcera la stabilité du pays. « Nous sommes juste le début de quelque chose de plus grand », a déclaré Tendai Biti, soulignant que les consultations publiques ne représentaient pas l’opinion du peuple.

Le projet de loi, qui a été approuvé par le Sénat, est désormais en attente de l’assentiment présidentiel, selon The Guardian. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l’impact de cette réforme sur la démocratie zimbabwéenne.
« Le peuple zimbabwéen a perdu le droit de choisir directement son président », a souligné Makomborero Haruzivishe.
« Le peuple zimbabwéen a perdu le droit de choisir directement son président », a souligné Makomborero Haruzivishe.
« Le peuple zimbabwéen a perdu le droit de choisir directement son président », a souligné Makomborero Haruzivishe.
« Le peuple zimbabwéen a perdu le droit de choisir directement son président », a souligné Makomborero Haruzivishe.
« Le peuple zimbabwéen a perdu le droit de choisir directement son président », a souligné Makomborero Haruzivishe.
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