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Familles vénézuéliennes identifient des victimes de séisme dans des morgues improvisées

Des glacières en guise de morgues

Au Venezuela, l’absence de morgues et de services médico-légaux fonctionnels contraint les familles à identifier les victimes d’un récent séisme dans des installations de fortune. Sans assistance technique, les proches examinent les corps eux-mêmes, faute d’infrastructures sanitaires opérationnelles dans les zones sinistrées.

Des glacières en guise de morgues

L’effondrement des services publics a imposé l’usage de morgues improvisées. Ce sont souvent de simples glacières ou des salles non réfrigérées. Le manque de personnel qualifié en médecine légale et l’absence d’équipements d’identification biométrique obligent les proches à reconnaître les défunts via des signes physiques ou des vêtements.

C’est le résultat d’une crise systémique des infrastructures hospitalières. Les autorités sanitaires n’ont pas déployé de centres de tri standardisés. La gestion des dépouilles a ainsi été abandonnée aux volontaires ou aux familles.

L’urgence face à la décomposition

Les centres de santé locaux sont saturés ou partiellement détruits. Sans systèmes de réfrigération, la décomposition s’accélère. L’urgence grimpe, tout comme la détresse.

Les corps sont regroupés dans des espaces ouverts ou des bâtiments administratifs reconvertis, sans protocoles d’hygiène stricts. Un manque de coordination entre le gouvernement central et les autorités régionales a retardé l’arrivée de matériel frigorifique mobile. Pour les familles, l’identification visuelle devient alors difficile, voire impossible.

Un vide organisationnel dans la gestion des morts

Le gouvernement a communiqué sur le déploiement de secours. Pourtant, sur le terrain, les témoignages décrivent une aide insuffisante pour la gestion des victimes. La priorité a été donnée au sauvetage des survivants.

Venezuela / séisme : 4 jours après, la colère des familles

Le processus d’identification manuel est extrêmement lent. En cause : l’absence de registres officiels et de bases de données dentaires ou génétiques à jour. Les familles signalent également un manque de communication claire sur la localisation exacte des corps.

Le blocage des rites funéraires

L’impossibilité d’obtenir des certificats de décès officiels et rapides bloque les procédures administratives et les rites funéraires. Face à la précarité des installations, le sentiment d’abandon domine.

Le traumatisme est profond. Identifier un proche dans des conditions insalubres aggrave l’impact psychologique. Les organisations humanitaires locales appellent désormais à une intervention urgente pour installer des morgues mobiles et fournir un soutien psychosocial aux proches des victimes.

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