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Le tournage du feuilleton syrien Khârij al-Taġṭiya commence

Un projet social et comique ancré dans le réel syrien

Le tournage du nouveau feuilleton syrien *« Khârij al-Taġṭiya » a officiellement commencé ce samedi 20 juin 2026, marquant le lancement précoce des préparatifs pour la saison dramatique du Ramadan 2027. Réalisé par le réalisateur Amir Mustafa Naïmou, ce projet ambitieux, produit par Joud Films et NMS Art, rassemble une distribution starifiée autour de Faïz Qazq, Jini Isbr, Walid Zidan, et d’autres figures majeures de la télévision syrienne.

Un projet social et comique ancré dans le réel syrien

Conçu comme une comédie sociale inspirée des réalités locales, *« Khârij al-Taġṭiya »* plonge son récit dans les villages isolés du Rif de Damas et de Tartous, où les habitants, coupés des réseaux mobiles, voient leurs destins s’entrecroiser à travers des situations à la fois drôles et profondément humaines. Selon Zahra al-Khaleej, le scénario de Mou’id al-Nablusi explore des thèmes sociaux et politiques à travers un prisme comique, mêlant méfaits quotidiens et conflits générationnels. Les premiers plans ont été tournés dans la région de Maarrat al-Nu’man, avant de rejoindre les villages de la plaine de la Ghouta, où l’équipe technique s’attellera à capturer l’authenticité des paysages et des dialogues.

Un projet social et comique ancré dans le réel syrien

Amir Mustafa Naïmou, déjà connu pour son travail sur des séries comme *« Al-Souriyoun al-A’dâ’ »* (devenu *« Hamât 1982 »* après un report), insiste sur la précision historique de son approche. *« Hamât 1982 »*, dont le tournage a repris après un report, retrace les événements de 1982 dans la ville éponyme, en lien avec les années 1970-2011, offrant une trilogie temporelle rare dans la fiction syrienne. Agence Ommon souligne que ce changement de titre reflète une volonté de contextualisation politique, évitant toute ambiguïté sur la période couverte.

Pourquoi ce lancement en avance ? La course aux créneaux de Ramadan

Avec Ramadan 2027 programmé pour débuter la première semaine de février 2027, les producteurs syriens misent sur une stratégie de précocité pour sécuriser leur place dans les grilles de diffusion. *« Khârij al-Taġṭiya »* n’est pas un cas isolé : plusieurs autres projets, comme *« Al-Souriyoun al-A’dâ’ »* (renommé *« Hamât 1982 »* après un report), ont dû ajuster leurs calendriers en raison de retards logistiques ou de changements de scénario. Shasha.ps révèle que les compagnies de production comme Joud Films et NMS Art ont doublé leurs budgets de préparation pour éviter les délais serrés des années précédentes.

Pourquoi ce lancement en avance ? La course aux créneaux de Ramadan

Cette anticipation s’explique aussi par la montée en puissance de la concurrence : les plateformes de streaming syriennes et les chaînes satellitaires multiplient les commandes, poussant les scénaristes à livrer des projets aboutis dès le début de l’année 2026. *« Le marché de la fiction syrienne est devenu un écosystème ultra-compétitif »*, confie un producteur sous couvert d’anonymat à Zahra al-Khaleej. *« Les chaînes ne veulent plus prendre de risques avec des tournages bâclés en six mois. »

Qui sont les acteurs clés de ce projet ? Une distribution phare pour un public fidèle

*« Khârij al-Taġṭiya »* mise sur un cast éclectique, mêlant stars confirmées et jeunes talents en quête de visibilité. Voici les noms qui font déjà parler d’eux :

Qui sont les acteurs clés de ce projet ? Une distribution phare pour un public fidèle
Photo: shasha.ps
  • Faïz Qazq : Figure incontournable de la comédie syrienne, connu pour son humour décalé.
  • Jini Isbr : Spécialiste des rôles féminins complexes, déjà à l’affiche de *« Bab al-Hara »*.
  • Walid Zidan : Acteur polyvalent, passé du drame à la comédie avec brio.
  • Suzan Skâf : Nouvelle venue, promise à un bel avenir après son rôle dans *« Al-Zawâja al-Jadîda »*.
  • Shâm Raslân : Jeune espoir, déjà salué pour ses performances dans des séries indépendantes.

Cette liste impressionnante s’accompagne de caméos annoncés, comme ceux de Râmi Zaydân et Hazm Zaydân, qui devraient ajouter une touche de réalisme social au projet. L’agence Ommon précise que les négociations avec les acteurs ont été menées en avril 2026, soit deux mois avant le début du tournage, un record pour le secteur.

Quels défis pour la fiction syrienne en 2027 ? Entre tradition et modernité

Si *« Khârij al-Taġṭiya »* mise sur un format classique (feuilleton quotidien), il incarne aussi les tensions actuelles du paysage audiovisuel syrien. D’un côté, les chaînes publiques (comme Syria TV) restent attachées aux recettes éprouvées du drame familial et historique. De l’autre, les plateformes privées (comme Joud TV) explorent des formats hybrides, mêlant fiction et documentaire.

Quels défis pour la fiction syrienne en 2027 ? Entre tradition et modernité
Photo: وكالة عمون الاخبارية

*« Hamât 1982 »*, avec son cadre historique, illustre cette diversification. Le réalisateur Layth Hajjû a dû réécrire une partie du scénario pour intégrer des archives inédites et des témoignages de survivants, une première pour la télévision syrienne. Zahra al-Khaleej souligne que cette approche documentariste pourrait redéfinir les attentes du public, habitué aux intrigues purement fictives.

Et après ? Les enjeux de la saison 2027

Avec Ramadan 2027 à moins de 8 mois, les producteurs syriens ont désormais deux priorités :

  • Finaliser les tournages : *« Khârij al-Taġṭiya »* devrait boucler ses prises de vues d’ici décembre 2026, tandis que *« Hamât 1982 »* pourrait s’étendre jusqu’en janvier 2027.
  • Sécuriser les créneaux : Les chaînes satellitaires (comme Rotana ou MBC) ont déjà réservé des plages horaires pour les feuilletons syriens, mais la concurrence libanaise et égyptienne reste féroce.
  • Adapter les formats : Certains projets pourraient opter pour des versions raccourcies (20 épisodes au lieu de 30) pour réduire les coûts.

*« La saison 2027 sera un test pour la résilience de la fiction syrienne »*, estime un analyste du secteur cité par Shasha.ps. *« Si les budgets ne suivent pas, on risque une nouvelle vague de reports, comme en 2026. »*

Reste à savoir si *« Khârij al-Taġṭiya »* saura captiver un public en quête de légèreté tout en abordant des thèmes sociaux brûlants. Une chose est sûre : avec des acteurs de renom, un scénario ambitieux et un lancement précoce, ce feuilleton a toutes les cartes en main pour devenir l’un des événements de Ramadan 2027.

À suivre : les premières bandes-annonces, prévues pour septembre 2026, devraient révéler davantage sur la tonalité finale du projet.

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